mercredi, 22 octobre 2014

Les pétoncles ont nourri nos ancêtres

On imagine sans peine qu'autrefois, comme aujourd'hui dans les pays du tiers-monde, les apparences physiques des habitants de l'île de Ré étaient tributaires des conditions de vie et d'alimentation. Mais sur l'île de Ré, comme ailleurs sur les côtes, grâce à la récolte des coquillages les déséquilibres alimentaires graves sont rares.

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Cette alimentation, frugale mais relativement riche, est encore présente au XIXe siècle :"La nourriture des habitants de l'île est à peu près uniforme et des plus frugales. Malgré les nombreuses sociétés de panification qui fournissent du pain de froment, beaucoup de familles ont conservé l'usage du pain d'orge ou mélangé, notamment à Loix, à Ars, aux Portes. Les poissons, les légumes, les oeufs et surtout les mollusques de terre et de mer forment la base de l'alimentation ; les moules, les palourdes, les huitres portugaises qui pullulent sur les côtes, les "jambes", sont pêchées chaque jour en abondance, et il se fait pendant trois mois une consommation absolument invraisemblable d'escargots récoltés dans les vignes. L'hiver ce sont les pétoncles qui sont mangés pendant la période où la pêche est autorisée. La viande de boucherie ne se consomme qu'en très petite quantité."
Source : les cahiers de la mémoire n°44 et le site a.gaudin.free.fr

vendredi, 18 juillet 2014

AB, bénéfices pour la santé

343 études sur les différences de composition entre les cultures biologiques et conventionnelles ont permis aux chercheurs de constater que le passage à une consommation de fruits, légumes et céréales bio, et d'aliments à base de ces produits, pourraient fournir un complément en antioxydants équivalent à une consommation supplémentaire de 1 à 2 portions de fruits et légumes par jour. Ces études ont mis en évidence des concentrations en antioxydants tels que les polyphénols, de 18 à 69 % plus élevées dans les cultures biologiques. Or, de nombreuses études ont établi un lien entre les antioxydants et une réduction du risque de certaines maladies chroniques.

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Ces études mettent en évidence des niveaux significativement plus faibles de métaux lourds toxiques dans les cultures en AB. Le cadmium, qui est l'un des trois seuls contaminants métalliques avec le plomb et le mercure pour lesquels la Commission Européenne a institué des concentrations maximales admissibles dans les aliments, a été retrouvé à des concentrations près de 50 % (48 % de moins en moyenne) inférieures dans les cultures biologiques que dans les cultures conventionnelles. Les concentrations en azote ont également été trouvées significativement réduites dans les cultures biologiques. Les concentrations en azote total, en nitrate et en nitrite, étaient respectivement 10 %, 30 % et 87 % plus faibles dans les cultures issues de l'AB que dans celles de l'agriculture conventionnelle. Enfin, les étude ont aussi constaté que des résidus de pesticides étaient quatre fois plus susceptibles de se retrouver dans les cultures conventionnelles qu'en AB.

Source : notre-planete.info

samedi, 28 juin 2014

On peut stopper la désertification en Inde

Selon le ministre indien de l'Environnement et du Changement climatique, un quart de la superficie totale de l'Inde est menacé par la désertification, avec les risques liés pour la sécurité alimentaire du deuxième pays le plus peuplé de la planète. Selon le ministre Prakash Javadekar, la terre devient stérile, une dégradation est à l'oeuvre, un grand nombre de territoires sont sur le point de devenir des déserts mais on peut stopper cette tendance.

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D'après les relevés de l'Organisation indienne de recherche spatiale, 69% des terres indiennes sont des "terres sèches", vulnérables à l'érosion, à la salinisation et à un phénomène d'engorgement des sols, autant de facteurs favorisant la désertification. La situation est particulièrement grave dans les Etats du Rajasthan, du Gujarat, du Punjab, de l'Haryana, de Karnataka et de l'Andhra Pradesh. L'Inde ne représente que 2% des terres émergées de la planète, sur lesquelles vivent 17% de la population mondiale.


NEW DELHI (Reuters) (Krishna N Das et Shyamantha Asokan; Henri-Pierre André pour le service français)

mardi, 24 juin 2014

Pour manger avec son ventre

Quels sont les autres facteurs qui peuvent influencer la quantité de nourriture que nous ingérons et la fréquence à laquelle nous mangeons ?
Il y a chez l'être humain une envie d'en avoir toujours plus et cela se constate dans beaucoup de domaines. Nous sommes traversés par la crainte du manque. Même si nous n'en avons pas besoin, le fait d'en avoir plus rassure la plupart d'entre-nous. Si on ne fait pas confiance à la sensation de faim, on fera confiance à ce désir d'en avoir plus.

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Pour manger avec son ventre, il faut pouvoir se défaire de l'angoisse de manquer. C'est l'inverse de tous les régimes actuels dans lesquels on se met en restriction. La réalité des tailles actuelles pour les femmes, c'est du 42 et on est conditionnée pour mettre du 38. On n'est pas dans la réalité. L'idéal est totalement fabriqué, on ne s'occupe pas de notre faim mais d'un idéal avec paradoxalement des sollicitations permanentes pour la consommation. C'est un paradoxe qui rend les gens très éloignés de leur sensation de faim.

Pour lire l'article complet : atlantico.fr

jeudi, 29 mai 2014

La stévia additif naturel ?

Autorisé à la consommation dans l’Union européenne depuis novembre 2011, la Stévia est un additif extrait des feuilles d’une plante, Stevia rebaudiana Bertoni, membre de la famille des Compositae, qui poussait à l’origine en Amérique du sud, Paraguay et Brésil. Les pouvoirs édulcorants de la plante sont connus depuis très longtemps, et ses feuilles renferment au moins dix glycosides différents dont le stévioside et le rebaudioside A. Les préparations commerciales sont donc, par simplification, dénommées « Stévia » ou « Stévioside » ou « Rébaudioside » et ont des compositions différentes.

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Avant d’être autorisé, l’édulcorant issu de la plante a suivi un parcours de plus de 20 ans d’évaluation par les agences de santé. Ce n’est qu’à partir de 2007 que l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) a émis des avis sur les glycosides de stéviol et le rébaudioside conduisant à une autorisation nationale provisoire de deux ans du rébaudioside pur à plus de 97 %, dans des conditions d’utilisation restrictives. Enfin, le 10 mars 2010, le panel sur les additifs alimentaires et les sources de nutriments (ANS) de l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (AESA) adopte pour les glycosides de stéviol une DJA (dose journalière admissible) relativement prudente. L’origine « naturelle » de l’édulcorant, son utilisation traditionnelle par certaines populations au Japon, au Paraguay et au Brésil ne l’a pas exempté d’une caractérisation du risque complète, comme pour tout additif alimentaire et en dépit de l’impatience des utilisateurs potentiels. C’est ainsi qu’il aura fallu presque 25 ans pour arriver à l’autorisation d’un produit purifié. De nombreuses étapes ont été nécessaires pour isoler le produit consommable sans risque. Cependant, la Commission Européenne, dans son avis d’autorisation, souligne le risque de dépassement de la DJA fixé à 4mg/kg de poids corporel. Ceci est à mettre en parallèle avec la DJA actuelle de l’aspartame qui est de 40mg/kg.

Pour en savoir plus, on peut lire l'article publié sur le site pseudo-sciences.org

lundi, 12 mai 2014

Comment se déclenche la faim ?

La faim se déclenche suite à une baisse du taux de glucose à l’intérieur de la veine porte, celle qui transporte le sang depuis les intestins jusqu’au foie. Une diminution de 5 % active des nerfs reliés à l’hypothalamus, cette partie du cerveau qui intervient dans le contrôle de la faim. Celui-ci va libérer des neuromédiateurs spécifiques qui déclencheront la recherche de nourriture. La ghréline, hormone qui est émise par l’estomac, agit aussi sur l’hypothalamus en passant par le sang. Un troisième processus met en jeu la diminution du taux de lipides dans les tissus adipeux, où se situent nos principales réserves de graisse et donc d’énergie. C’est la baisse dans le sang du taux d’une hormone baptisée leptine qui en informe le cerveau.

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Parallèlement aux mécanismes physiologiques, un coup d’œil en direction de l’horloge fait naître l’appétit. L’influence du rythme biologique est très importante. Si on a pris l’habitude de manger vers midi, la ghréline sera sécrétée vers 11 h 45, même si le taux de glucose reste élevé. Quant aux stimulations extérieures, le fumet d’une viande grillée suffit à donner faim : odeur, goût, vue activent des circuits de l’hypothalamus et des centres comme le cortex et l’hippocampe où sont mémorisées les connaissances nutritionnelles.

Source : science-et-vie.com

mercredi, 19 mars 2014

Des traces d'OGM

Les traces de cultures génétiquement modifiées se mélangent accidentellement avec des cultures alimentaires ou fourragères non OGM durant les phases de production, de transformation, de conditionnement, de stockage et de transport. L'organisme génétiquement modifié peut être autorisé à des fins commerciales ou pour la vente dans un ou plusieurs pays, mais ne pas être autorisé dans un pays importateur. Par conséquent, si le pays d'importation détecte la plante non autorisée, il peut être juridiquement contraint de refuser la cargaison.

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75 Etats membres de la FAO sur 193 ont répondu à un questionnaire sur la présence de faibles quantités d'OGM dans le commerce international de produits destinés à l'alimentation humaine et animale. Les résultats seront examinés à Rome demain, lors d'une consultation technique organisée par la FAO qui a pour but d'analyser l'ampleur et la nature des problèmes occasionnés par les cargaisons contaminées. La réunion se penchera sur les questions commerciales liées à la présence de faibles quantités d'OGM, mais elle n'a pas pour objet de se prononcer sur les avantages et inconvénients des cultures génétiquement modifiées.

Pour prendre connaissance de cette enquête : fao.org
Source : notre-planete.info

mercredi, 12 mars 2014

Riz doré, une solution ?

La vitamine A est un nutriment essentiel pour la santé; sa carence est l’un des plus sérieux problèmes nutritionnels dans de nombreux pays d'Afrique et d'Asie du Sud-Est, particulièrement pour les enfants. La population n'a pas accès à des aliments qui contiennent assez de bêta-carotène (provitamine A) que le corps transforme en vitamine A.

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Il existe des stratégies simples et avérées pour pallier à la carence en provitamine A: distribuer des préparations qui en contiennent, en ajouter dans les aliments de base et créer des potagers dans les régions pauvres pour y cultiver des fruits et des légumes. Pour l'industrie du génie génétique, le riz transgénique - dit "riz doré" - devrait résoudre le problème. Selon Greenpeace, le riz transgénique doré est une approche risquée et inappropriée pour résoudre un problème qui aurait pu l'être depuis longtemps par une réponse simple, la diversité. l'International Rice Research Institute (IRRI) qui a participé au développement du riz doré n'est "même pas encore sûr que la consommation quotidienne de ce riz suffise aux personnes carencées en vitamine A et permette d'éviter des conséquences négatives comme la perte de vision nocturne". Ce riz transgénique poserait problème car ses effets sur la santé humaine sont inconnus, il contaminerait les variétés de riz traditionnelles et sauvages, il conduirait à une alimentation encore plus mal équilibrée, il bloquerait des solutions pratiques existant depuis longtemps et appliquées avec succès, comme la fourniture de préparations vitaminées de façon transitoire. A moyen et à long terme, seule une alimentation variée pourrait éradiquer la malnutrition.

Source : greenpeace.org

lundi, 24 février 2014

Nourrir la Planète, Énergie pour la Vie

La mascotte d'Expo Milano 2015, le visage en style Arcimboldo et les onze personnages de la famille de fruits et de légumes pour raconter le thème de l'Exposition Universelle : Nourrir la Planète, Énergie pour la Vie.


Expo Milano 2015 a lancé un concours international pour identifier les « Best Practices », les Meilleures Pratiques pour le développement durable et la sécurité alimentaire. Les initiatives sélectionnées seront le contenu vif et durable de l’Exposition Universelle, un legs sur la sécurité alimentaire pour le monde entier. Les cadres prioritaires auxquels devront se référer les activités postulant au titre de « Best Practices » de l'Exposition Universelle de Milan sont au nombre de cinq : gestion des ressources naturelles, amélioration de la qualité des produits alimentaires, dynamiques socio-économiques et marchés mondiaux, développement des communautés rurales et des modèles de consommation durable. Les propositions pourront être présentées jusqu'au 30 avril 2014 par des organismes et des autorités locales ou par des agences publiques, organisations intergouvernementales et agences internationales, réseaux, ONG, associations, fondations publiques et privées, entreprises, organismes de recherche, structures académiques et partenariat public-privé.

Pour en savoir plus, on peut consulter le site de l'exposition : fr.expo2015.org

lundi, 17 février 2014

Un nouvel maïs OGM autorisé

Un nouvel OGM, le maïs TC1507 du groupe américain Pioneer, va être autorisé à la culture dans l’Union Européenne malgré l’opposition de 19 pays dont la France. Ce maïs produit un insecticide censé tuer la pyrale du maïs et résistant à plusieurs herbicides dont le principe actif est le glufosinate d’ammonium. Déposé en 2001, le dossier de Pioneer Hi-Bred avait reçu un avis positif de l’Agence européenne de sécurité alimentaire en 2005. Soumis ensuite à un collège d’experts des différents Etats membres qui n’ont jamais pu se mettre d’accord, le dossier est resté en attente. Le Conseil des ministres de l’environnement de l’UE aurait dû trancher, mais la Commission ne lui a jamais transmis le dossier. Le groupe Pioneer a alors saisi la Cour de justice européenne pour que la Commission se prononce. Cette prochaine autorisation portera à cinq le nombre d’OGM autorisés à la culture dans l’UE. Dans les faits, un seul OGM est actuellement cultivé dans quelques états, le maïs MON810, les autres plantes transgéniques, les maïs BT176 et T25 ainsi que la pomme de terre Amflora, ayant été abandonnés.

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Le conseil des Etats membres n’est pas parvenu à obtenir une majorité qualifiée pour bloquer cette autorisation. Les opposants à un nouveau maïs transgénique dans les champs européens ne totalisaient que 210 voix alors qu’il en fallait 260 pour bloquer le TC1507. Les abstentions de l’Allemagne (29 voix), de la Belgique (12 voix), du Portugal (12 voix) et de la République tchèque (12 voix) ont manqué pour atteindre la majorité de 260 voix. Cinq pays ont voté pour : Espagne, Royaume-Uni, Suède, Finlande et Estonie. Dix-huit pays ont voté contre, dont la France. Pourtant, le Parlement européen avait appelé au rejet de la demande d’autorisation par 385 voix contre 201 et 35 abstentions. La décision du conseil des Etats prévaut sur le vote des eurodéputés.

Source : liberation.fr

jeudi, 06 février 2014

Les conflits d'intérêts faussent les études

Des chercheurs espagnols de l'université de Navarre ont examiné 18 conclusions d'études concernant le lien entre la consommation des boissons sucrées et le surpoids. 6 avaient reçu des financements de groupes industriels comme Coca Cola et 12 se déclaraient sans conflit d'intérêts. Parmi ces 12 études, 10 concluaient à qu'il existait un lien direct entre la consommation de boissons sucrées et la prise de poids. Alors que 5 des 6 études financées par l'industrie agroalimentaire concluaient à une absence dse preuves scientifiques suffisantes pour établir un lien de causalité.

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18 études est un nombre limité mais elles confirment les résultats des travaux antérieurs. Comment expliquer cette différence d'appréciation entre les études financées par les industriels et les autres ? La différence peut s'expliquer par une différence d'interprétation des données, malgré tout, les conflits d'intérêts doivent être mis en évidence pour tenir compte des conclusions de ces différentes études.

Source : NouvelObs 2228

vendredi, 31 janvier 2014

Les poissons fourrage

13 scientifiques internationaux, spécialistes du monde de la mer, montre que les sardines, harengs, anchois… qui représentent aujourd'hui 37 % de la pêche totale contre 8 % dans les années 1960, servent presque exclusivement à fabriquer de la farine pour alimenter les poissons d'élevage carnivores. On les appelle des «poissons fourrage» pour l'aquaculture.

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L'étude montre que ces poissons sont financièrement plus rentables si on les laisse dans la mer pour nourrir les plus gros (thons, cabillauds…) que si on les capture au profit des fermes aquacoles. Il faudrait diviser les captures maximales des poissons fourrage par deux, si on veut éviter de mettre en péril l'ensemble des animaux marins victimes de la surpêche d'un côté et du manque de nourriture de l'autre. Selon les scientifiques, il faut laisser au moins 40 % de la biomasse vierge si l'on veut éviter que les écosystèmes marins ne disparaissent. D'autant que les poissons fourrage sont très vulnérables. Quel que soit l'état du stock, ils se déplacent en banc et sont donc faciles à attraper. Dans certaines régions, les stocks ont été totalement décimés (mer Noire, Namibie…). Au Pérou, les anchois avaient presque disparu au milieu des années 1980. Vingt ans plus tard, le stock peine à se reconstituer.

Source : lefigaro.fr/environnement/

samedi, 25 janvier 2014

Les tilapias consommés en abondance

Les tilapias sont des poissons exotiques consommés en abondance partout dans le monde. Le tilapia est le poisson d’élevage par excellence : c’est une des principales espèces d’aquaculture en Asie, en Afrique et en Amérique du sud. Il est le 2ème poisson d’élevage au niveau mondial, après la carpe. Sa couleur varie fortement selon les spécimens, du bleu très sombre au rouge orangé.

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On mange du tilapia depuis des siècles en Afrique, son continent d’origine. Son élevage remonterait à l’Égypte ancienne, il y a 4 000 ans. Son exploitation ne commencera que plusieurs siècles plus tard en Afrique du Sud, lorsque les colons belges et anglais ont décidé de l’exploiter pour faire face aux pénuries de viande occasionnées par la Seconde Guerre mondiale. On ne le découvrira dans les pays du nord que vers les années 1990. S’il n’est pas encore très populaire chez nous, les américains eux en sont devenus très friands. Le tilapia compte en effet parmi les 10 poissons les plus consommés aux Etats-Unis. Jusqu’en 2004, le saumon et la truite arc-en-ciel étaient les poissons les plus vendus au monde. Aujourd’hui, c’est le tilapia.

Source : consoglobe.com

lundi, 09 décembre 2013

Le niveau trophique de l'homme est 2,21

Selon une étude, visant à mesurer l'impact de la consommation humaine sur les écosystèmes, publiée dans les Proceedings of the National Academy of Sciences ce lundi 2 décembre, l'homme ne se situe pas au sommet dans la chaîne alimentaire, ce n'est pas un super prédateur. Une équipe conjointe de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer), de l'Institut de recherche pour le développement (IRD) et d'Agrocampus-Ouest a utilisé un outil classique en écologie, jamais été appliqué à l'homme auparavant : le niveau trophique, qui permet de positionner les différentes espèces dans la chaîne alimentaire.

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La valeur 1 correspond aux plantes et au plancton, les herbivores relèvent du deuxième niveau, les carnivores, prédateurs se nourrissant d'herbivores, sont eux rattachés au troisième niveau, un orque, un requin ou un ours polaire, qui mangent d'autres carnivores, atteignent le niveau maximal de 5,5. Pour situer l'homme, les scientifiques ont utilisé les données de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) sur la consommation humaine pour la période 1961-2009. Résultat : le niveau trophique obtenu est de 2,21, soit au niveau des anchois et des cochons. Pas si étonnant, en réalité, dans la mesure où l'homme est omnivore.

Source : ecologie.blog.lemonde.fr

samedi, 20 juillet 2013

Le requin pèlerin observé sur les côtes

Chaque année, des centaines de requins pèlerins sont observés sur les côtes françaises, mais depuis quelques semaines, les observations se multiplient. Pouvant atteindre 12 mètres pour un poids d'environ 5 tonnes, de couleur gris-brun avec de longues fentes branchiales de chaque côté de la tête, ce requin impressionnant est pourtant inoffensif puisqu'il se nourrit de petits poissons, d'œufs de poisson et de zooplancton. Il a été longtemps pêché pour sa chair, son foie, sa peau et, en Asie, pour ses ailerons. Le requin pèlerin est facile à capturer car il nage à la surface avec une grande lenteur.

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En Europe, la pêche est devenue marginale et demeure essentiellement norvégienne. Mais ces grands poissons sont régulièrement victimes de pêche accidentelle et même de collisions avec des grands navires. C'est pourquoi, le requin pèlerin figure dans la liste rouge des espèces menacées de l'UICN dans la catégorie « espèce vulnérable ». De plus, le requin pèlerin est inscrit sur la liste de la Convention pour la protection du milieu marin de l'Atlantique du Nord-Est (OSPAR) des espèces menacées ou en déclin. Le requin pèlerin est un requin pélagique qui peut parcourir de grandes distances. Il se reproduit dans les eaux tempérées et boréales, il est donc normal qu'il soit observé près des côtes françaises.

Pour en savoir plus, on peut lire l'article publié sur le site notre-planete.info

mardi, 02 juillet 2013

Le glyphosate détecté dans 3 personnes sur 10

Les Amis de la Terre France ont détecté la présence d'un herbicide très répandu, le glyphosate, dans le corps de personnes testées. Les analyses ont révélé que, sur les 10 Français qui avaient accepté de faire analyser leurs urines, 3 étaient contaminés et présentaient des traces de glyphosate dans leurs urines. Ces résultats sont en concordance avec les tests menés dans 17 autres pays européens, qui montrent que 43,9 % de tous les échantillons contiennent des traces de ce produit chimique. Tous les volontaires qui ont donné des échantillons d’urines vivent en ville et aucun d’entre eux n’a utilisé, ni manipulé des produits à base de glyphosate dans la période précédent les tests. C’est la première fois qu’un tel test de contrôle est mené en Europe pour détecter la présence de ce désherbant dans le corps humain.

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Le glyphosate est l’herbicide le plus utilisé dans le monde. Il est employé par les agriculteurs, les collectivités locales et les jardiniers. Certaines plantes modifiées génétiquement (OGM), importées en Europe pour nourrir les animaux d’élevage, sont généreusement traitées au glyphosate. Le premier fabricant mondial de glyphosate est Monsanto qui le vend sous la marque « Roundup ». Bien qu’il soit couramment utilisé, les autorités gouvernementales ne contrôlent que rarement sa présence dans les denrées alimentaires ou dans l’eau.

Pour en savoir plus, on peut consulter le site : amisdelaterre.org

vendredi, 21 juin 2013

Du requin dans l'assiette de Steven Spielberg

Le cuisinier du Martinez à Cannes, Christian Sinicropi, a cuisiné du requin à Steven Spielberg, président du jury du festival 2013 de Cannes. Steven Spielberg a délaissé son yacht au large de la baie de Cannes. Au dîner, Dents de la mer oblige, les membres du jury ont dégusté du requin. Daniel Auteuil s'est esbaudi devant ces ailerons de requins qui surnageaient dans son assiette. On espère qu'ils étaient bons et qu'ils ont été à la hauteur de la promesse mythique qui pousse tant les hommes à les pêcher.

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On aurait pu conseiller deux films aux jurés: Océans de Jacques Perrin et Les seigneurs de la mer où ils auraient appris quelle place fondamentale cet animal vieux de 300 millions d'années occupe dans la chaîne alimentaire, à quel point il est menacé par les hommes. Environ 70 millions de spécimens sont capturés et tués chaque année, notamment pour leurs ailerons qui attribueraient des qualités d'endurance exceptionnelles.

Source : environnement.blogs.liberation.fr

lundi, 17 juin 2013

Manger les méduses

Les méduses prolifèrent depuis plusieurs années. Pour éviter une invasion plus importante, la FAO (Food and Agriculture Organization) recommande le développement de produits alimentaires à base de méduses. Les méduses sont de plus en plus présentes dans les océans du monde entier. Les experts ont une solution radicale : "Si vous n'arrivez pas à les combattre, mangez-les !". Par ailleurs, la "méduse immortelle" (Turritopsis nutricula) peut être utilisée de façon intéressante pour élaborer des produits régénérants pour les êtres humains. Elle possède l’intéressante capacité d'inverser le processus du vieillissement.
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Selon la FAO, la forte augmentation des populations de méduses serait une menace pour les stocks de poissons. Elle pourrait ainsi bien être l'une des causes de la contraction des stocks halieutiques constatée en Méditerranée et en mer Noire. C’est notamment l’introduction accidentelle de la méduse Mnemiopsis leidyi en mer Noire qui a détruit de nombreux poissons. Le problème a été endigué avec l'arrivée en mer Noire d'une autre méduse, Beroe ovata qui se nourrit de Mnemiopsis. Le constat est grave et complexe car selon l'organisation de l'ONU "la surpêche, qui fait disparaître les grands prédateurs marins, est l'un des facteurs expliquant cette prolifération de méduses. Un cercle vicieux peut s'ensuivre, puisque les méduses se nourrissent de larves de poissons et de juvéniles.


En savoir plus: maxisciences.com

jeudi, 06 juin 2013

Une tentative de greenwashing

Le 7 novembre 2012, l’Amendement dit Nutella, visant à augmenter de 300% la taxe sur l’huile de palme, avait été adopté en commission des affaires sociales du Sénat et rejeté par la commission du même nom de l’Assemblée Nationale, le 21 novembre 2012. L’huile de palme est considérée comme nocive pour la santé puisqu’elle contient des graisses saturées. De plus, cette huile entraine des déforestations dans le monde et particulièrement en Indonésie. Le gouvernement espérait diminuer la consommation de cette huile en France, 126 000 tonnes par an, soit deux kilos par an et par personne, ce chiffre tenant compte uniquement de l’usage alimentaire.

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En mars 2013, Le groupe Ferrero annonce utiliser désormais 100% d'huile de palme "durable" en France. Le label RSPO (Roundtable for a sustainable palm oil) regroupe depuis 2003 les acteurs de la filière qui s'engagent à appliquer des standards éthiques, sociaux et environnementaux. Mais la certification RSPO est "peu contraignante et largement insuffisante sur sa capacité à protéger les forêts", estime le Fonds français pour l'alimentation et la santé (FFAS). Selon certaines ONG comme Greenpeace, être adhérent RSPO n'entraînerait d'autre obligation que de payer sa cotisation et les vérifications sur place feraient figure d'exception. L'annonce de Ferrero ne serait-elle qu'une tentative de "greenwashing" ?

Source : tempsreel.nouvelobs.com

samedi, 25 mai 2013

La pharmacie remplacera-t-elle l’épicerie ?

La pharmacie remplacera-t-elle l’épicerie ? Les sauterelles le filet de bœuf ? Et les nutriments la saucisse aux choux ? En matière de cuisine, rien ne remplace jamais rien: on ajoute, on complète, on essaie, on adopte, ou pas. La nourriture touche trop à l’intime et à ses lubies pour décréter de manière uniforme ce que nous mangerons demain. Quand on imaginait au siècle dernier qu’en l’an 2000, on avalerait tous des gélules, on oubliait la dimension sensuelle et sociale de la nourriture. Quand on craignait de voir le fast food supplanter les plats mijotés, et la cuisine mondialisée réduire à néant celle du terroir, on n’avait pas prévu que se développerait dans le même temps le slow food, et que les locavores deviendraient de véritables aventuriers urbains. On se trompe souvent de diagnostic parce qu’on généralise au lieu de moduler.

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Certes, en cinquante ans, nos comportements et le contenu de nos assiettes ont changé. Parfois profondément. Parmi les bouleversements les plus notables, la médicalisation de notre alimentation. désormais, la santé s’invite à tous les repas. A table, rien n’est vraiment rationnel. C’est ce qui rend la répétition du geste éternellement désirable. Mais ce n’est pas si simple. Depuis que manger est devenu un acte éthique, il se vit comme une responsabilité nouvelle, avec son cortège de stress, de frustrations et de plaisirs coupables.

Source : letemps.ch