mercredi, 22 octobre 2014

Les pétoncles ont nourri nos ancêtres

On imagine sans peine qu'autrefois, comme aujourd'hui dans les pays du tiers-monde, les apparences physiques des habitants de l'île de Ré étaient tributaires des conditions de vie et d'alimentation. Mais sur l'île de Ré, comme ailleurs sur les côtes, grâce à la récolte des coquillages les déséquilibres alimentaires graves sont rares.

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Cette alimentation, frugale mais relativement riche, est encore présente au XIXe siècle :"La nourriture des habitants de l'île est à peu près uniforme et des plus frugales. Malgré les nombreuses sociétés de panification qui fournissent du pain de froment, beaucoup de familles ont conservé l'usage du pain d'orge ou mélangé, notamment à Loix, à Ars, aux Portes. Les poissons, les légumes, les oeufs et surtout les mollusques de terre et de mer forment la base de l'alimentation ; les moules, les palourdes, les huitres portugaises qui pullulent sur les côtes, les "jambes", sont pêchées chaque jour en abondance, et il se fait pendant trois mois une consommation absolument invraisemblable d'escargots récoltés dans les vignes. L'hiver ce sont les pétoncles qui sont mangés pendant la période où la pêche est autorisée. La viande de boucherie ne se consomme qu'en très petite quantité."
Source : les cahiers de la mémoire n°44 et le site a.gaudin.free.fr

lundi, 20 octobre 2014

L'économie, une science humaine et sociale

Jean Tirole est devenu lundi dernier 13 octobre le Nobel d'économie 2014. Le magazine scientifique SCIENCES ET AVENIR rediffuse sur son site une interview d'octobre 2011.
L’économie utilise aujourd’hui l’outil mathématique de façon massive. Pourtant, selon vous, il s’agit d’une science humaine et sociale. Pour quelle raison ?
Il est vrai qu’il n’existe pour ainsi dire plus d’économie sans mathématiques ! Mais elle est incontestablement une science sociale, au même titre que la psychologie, la sociologie, le droit, la science politique… pour la bonne raison qu’elle décrit des comportements humains.
ce qui m'a attiré vers l’économie, c'est cette combinaison de rigueur mathématique et de comportements humains. Lycéen, je lisais beaucoup de livres d’histoire et de sociologie. J’appréciais Claude Lévi-Strauss et Marcel Proust qui analysaient parfaitement les petits jeux auxquels nous jouons avec les autres et avec nous-mêmes.

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Qu’est-ce que la théorie des jeux, très en vogue aujourd’hui ?
Il s’agit d’analyser les choix faits par les acteurs, tous interdépendants, dans une situation donnée. Par exemple, nous nous interrogeons sur la façon dont les concurrents vont réagir si une entreprise décide de baisser ses prix. Nous raffinons l’analyse grâce à une théorie connexe, dite théorie de l’information. En effet, un acteur donné ne sait pas toujours exactement de quelle information dispose ses concurrents ! Or, cette donnée est capitale pour prendre des décisions. J’ai beaucoup exploré et approfondi la théorie des jeux, notamment avec Eric Maskin. Nous avons défini la notion « d’équilibre de Markov parfait » qui montre qu’on peut toujours identifier une variable– comme la part de marché d’une entreprise ou sa capacité de production, l’endettement d’un Etat, etc. – qui synthétise à elle seule toute l’histoire d’un jeu, et qui permet de prévoir ce que seront les stratégies des acteurs.

samedi, 18 octobre 2014

Intérêts de la technologie des LED

Les physiciens japonais Isamu Akasaki, Hiroshi Amano et le physicien américain d'origine japonaise Shuji Nakamura sont les prix Nobel de physique 2014. Au début des années 1990, ces trois chercheurs ont en effet réussi à obtenir par leur persévérance des diodes électroluminescentes bleues. Beaucoup avaient échoué avant eux durant près de 30 ans malgré des efforts soutenus. Ce n'est pas une simple question de couleur. Ces trois scientifiques ont initié une révolution technologique dont toutes les conséquences ne se sont pas encore fait sentir, mais qui pourrait être pour le XXIe siècle ce que l’ampoule d’Edison fut pour le XXe siècle.

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L’un de ses intérêts majeurs de la technologie des diodes électroluminescentes (Light-Emitting Diode, LED) est sa faible consommation en électricité. Contrairement aux lampes à incandescence, qui produisent beaucoup de chaleur, l’utilisation de semi-conducteurs dans les Led permet une conversion quasiment directe de l’électricité en lumière. On pouvait donc imaginer, par exemple, remplacer l’éclairage des villes par des Led. Mais il fallait pour cela pouvoir produire de la lumière blanche. Or, pendant longtemps, les Led ne permettaient de produire que de la lumière rouge ou verte. Une solution pour obtenir de la lumière blanche était bien sûr évidente : utiliser conjointement des Led rouges, vertes et bleues. Plus facile à dire qu'à faire. La mise au point de ces Led bleues s’est en effet révélée très ardue. Akasaki, Amano et Nakamura y sont finalement parvenus en utilisant du nitrure de gallium-indium.

Source : futura-sciences.com

vendredi, 17 octobre 2014

Les chèvres comme agents de contrôle biologique

Les espèces invasives menacent la biodiversité en rompant l’équilibre des écosystèmes. C'est le cas des roseaux communs Phragmites australis qui envahissent les marais d'Amérique du Nord. Comme ces végétaux peuvent atteindre des hauteurs de plus de 3 m, ils génèrent des couches denses de déchets lignifiés, gênent la croissance d'autres plantes qui peuvent manquer de lumière et altèrent la fonction du marais. Des pesticides chimiques ont été utilisés ces cinq dernières années, avec un succès mitigé. Ce sont 80.000 ha qui auraient été traités pour un coût de 4,6 millions de dollars par an. Les techniques mécaniques (fauchage, brûlage) sont tout aussi coûteuses et inefficaces.

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Des chercheurs ont voulu tester l’utilisation du bétail comme agent de contrôle biologique contre ces roseaux. Ils ont placé deux chèvres dans des enclos de 8,5 x 40 m. Ils ont ainsi montré qu’en utilisant une rotation du pâturage des chèvres, il était possible de réduire la couverture en roseaux de 80 %. Au fil du temps, ce pâturage contrôlé a aussi permis aux espèces de plantes natives de se rétablir.

Pour en savoir plus, on peut consulter l'article paru sur le site futura-sciences.com

jeudi, 16 octobre 2014

Le trait de côte recule

Depuis quelques années, les riverains et pêcheurs de bord de mer ont pu remarquer une modification du paysage dunaire et de la plage avec une régénération en sable moindre, des blockhaus se sont retrouvés au milieu des eaux. Des dunes ont disparu. Certes, le recul du trait de côte est en moyenne de 1 à 3 mètres par an, un phénomène observé sur la plupart des littoraux du globe, et peut croître jusqu'à 5 ou 7 mètres en cas de tempêtes, telles Xynthia, Christine, Brigitte et sans oublier Hercule.

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A Lacanau, les travaux de renforcement du front de mer ont repris et les pelleteuses au travail sur la plage centrale de la station en témoignent. Les cicatrices laissées par les épisodes météorologiques peu cléments de l'hiver 2013 sont donc encore visibles pour les promeneurs du front de mer. Une course contre le temps puisque cette reconstruction des protections littorales doit être achevée en décembre avant d'éventuels nouveaux assauts hivernaux de l'océan. Sur le littoral aquitain, on envisage de plus en plus sérieusement, à terme, de déplacer les activités touristiques et économiques vers l'intérieur des terres.

Source : aqui.fr

mardi, 14 octobre 2014

Voiture écolo, lithium polluant

Selon les géologues chinois, les lacs asséchés de la région autonome du Tibet ont une concentration en sels de lithium, qui serait égale pour certains d'entre eux à celle que l'on peut trouver en Amérique latine, dans la Cordillère des Andes, ce qui en font des gisements prisés par les industries. Le principal problème de l'extraction du lithium de ces lacs salés est la pollution engendrée par les solvants utilisés pour la production. En plus de cette contamination, le lithium se retrouve dans les sources d'eau potable. En plus de l'eau, c'est également l'air et le sol qui sont pollués par des usines déployées dans une région encore vierge de toute industrialisation il y a quelques années. La Chine, avec 13 % de la réserve mondiale de lithium, est loin des 73 % de l'Amérique latine.


La batterie du véhicule contient du lithium qui nécessite un important volume d'eau dans son extraction. Les projets d'exploration de lithium à Salinas Grandes en Bolivie, ont été lancés sans respecter les droits des communautés locales à être consultées. Depuis plus de deux ans, 33 communautés originaires de Salinas Grandes réclament devant la Cour Suprême de la Nation que leurs droits soient respectés.

lundi, 13 octobre 2014

Retour de l'Hermione à Rochefort

Au XVIIIème siècle, l’Hermione est le nom d’une frégate construite à Rochefort. C'est un navire à trois mâts et un seul pont de batterie. C’est une frégate de 12, c'est-à-dire qu’elle est armée avec 26 canons de 12 livres (6kg) et 6 canons de 6 livres (3kg). En temps de guerre, elle protège le commerce, sert en éclaireur des navires plus gros, transmet les signaux et porte secours aux bâtiments endommagés. C’est un navire spécifique du XVIIIème, de dimensions modestes par rapport aux forteresses flottantes qu’étaient les vaisseaux de 80 ou 100 canons. Une décision du 02/11/1778, approuvée par le roi conduira à la construction en 6 mois de l’Hermione qui est mise à la mer le 28 avril 1779.

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Le 10 mars 1780,, le Marquis de La Fayette embarque sur la frégate Hermione. Après 38 jours de mer, le 28 avril, La Fayette débarque à Boston. S’étant mise à la disposition des Américains, l’Hermione repart le 14 mai pour une mission de surveillance de la côte entre la baie de Boston et celle de
Penolscot. Le 7 juin, l’Hermione tire 260 coups de canons en une heure et demie contre la frégate anglaise l’Iris qui s'enfuit. Il y a 10 morts et 37 blessés côté français. Le commandant La touche est blessé au bras. Le 16 mars 1781, la frégate participe à une bataille dans la baie de Chesapeake. Le 4 mai, le Congrès Américain est reçu à bord de l’Hermione. Le 21 juillet, l’Hermione tire 509 coups de canons lors de la bataille de Louisbourg au Canada. Le 25 février 1782, retour de l’Hermione à Rochefort. 14 ans après sa construction, l’Hermione touche des hauts-fonds au large du Croisic, près de l’estuaire de la Loire. Le Capitaine Pierre Martin fait évacuer l’équipage et l’Hermione sombre quelques heures plus tard.


Source : histoire_hermione__038543000_1515_24052011.pdf

samedi, 11 octobre 2014

Tram-train du Médoc ou simple ligne de Tram D ?

Ce mercredi 9 octobre, le rapporteur public a conclu à l'annulation de deux arrêtés préfectoraux portant sur la déclaration d'utilité publique de la future ligne D du tramway de Bordeaux et le tram-train du Médoc. Le magistrat représentant le ministère public a pointé des « incertitudes », des « lacunes » et constaté une certaine « opacité » dans le dossier d'enquête publique de la ligne D qui doit relier la place des Quinconces au quartier de Cantinolle à Eysines, en 2017.

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Selon le rapporteur public, « le point le plus délicat » concerne l'évaluation socio-économique « qui ne permet pas à la population d'apprécier l'utilité publique du projet ». Il a examiné les chiffres de projection de la fréquentation et craint que les hypothèses indiquées ne soient « surévaluées ». Il s'interroge aussi sur les recettes et les conditions de financement de la ligne. « Il est très difficile d'apprécier où se trouve le taux de rentabilité interne exacte du projet. Il présente des lacunes qui ne sont pas anecdotiques concernant son évaluation économique ». Selon lui dans un premier temps, le tram-train du Médoc doit en fait se présenter sous la forme d'une simple ligne de tramway.

Pour en savoir plus, on peut lire l'article publié dans Sud-Ouest

vendredi, 10 octobre 2014

Le jardin planétaire

Selon Gilles Clément, le brassage planétaire est le résultat d’une agitation incessante des flux autour de la planète : vents, courants marins, transhumances animales et humaines, par quoi les espèces véhiculées se trouvent constamment mélangées et redistribuées. Les plantes et les animaux se redistribuent selon leurs capacités de vie au sein des grandes zones climatiques sur la planète.

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Le brassage planétaire menace la diversité spécifique par la mise en concurrence d’espèces d’inégales vitalités mais induit de nouveaux comportements, de nouveaux paysages, parfois aussi de nouvelles espèces. Le jardin, pris dans le sens traditionnel, est un lieu privilégié du brassage planétaire. Chaque jardin, fatalement agrémenté d’espèces venues de tous les coins du monde, peut être regardé comme un index planétaire. Chaque jardinier comme un entremetteur de rencontres entre espèces qui n’étaient pas destinées, à priori, à se rencontrer. Le brassage planétaire, originellement réglé par le jeu naturel des éléments, s’accroît du fait de l’activité humaine, elle-même toujours en expansion.

Pour en savoir plus sur le concept de jardin planétaire, on peut consulter le site de Gilles Clément, ingénieur horticole, paysagiste, écrivain, jardinier : gillesclement.com

jeudi, 09 octobre 2014

La frégate de la liberté

À l’occasion de la venue à Bordeaux de l’Hermione, les Archives municipales évoquent les liens étroits entre Bordeaux et les Etats-Unis pendant la guerre d’indépendance américaine (1776-1783). Avant d’embarquer à Rochefort sur l’Hermione en 1780, c’est en effet depuis Bordeaux qu’en 1777, La Fayette se rend pour la première fois en Amérique du Nord à bord de la Victoire, pour apporter son aide aux insurgés américains.

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Tous les billets pour la visite à bord ayant été vendus pour les 10, 11, et 12 octobre, il n'y a plus que le 9 octobre pour visiter sans réservation l'Hermione durant son escale, billets en vente 5€ sur place. Horaires d’ouverture : 10h à 12h30 (12h dernière entrée) et 14h30 à 18h. (17h30 dernière entrée).


Pour en savoir plus : france3-regions.francetvinfo.fr

mercredi, 08 octobre 2014

Les sentinelles de la mer

Devenir bénévole pour Noé Conservation et l'Observatoire Participatif des syngnathes et zostères du bassin d'Arcachon.

Les herbiers de zostères sont des écosystèmes remarquables dans le Bassin d'Arcachon puisqu'ils abritent une multitude d'espèces et servent de nurserie et de zone de reproduction. Les syngnathes (hippocampes en particulier) peuplent ces herbiers, ces poissons sont classés data deficient par la convention OSPAR. Récolter des données sur ces espèces est donc important pour leur conservation.

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Objectif : récolter des données régulières, sur le long terme afin de mieux connaître ces habitats ainsi que leurs habitants pour mieux les préserver. A terme, l’analyse des données permettra aux scientifiques d’établir l’état de santé du milieu marin et mieux comprendre son évolution. Cela permettra d’informer objectivement et sensibiliser le plus grand nombre, en offrant l’éclairage nécessaire aux citoyens et aux politiques publiques, pour permettre une gestion durable et une meilleure protection de cet environnement riche, dont on dépend.


Pour en savoir plus sur cette action de Noé Conservation : jagispourlanature.org

mercredi, 01 octobre 2014

Apis Sapiens

Présentation du projet Apis Sapiens sur le site de financement participatif européen : fr.ulule.com
Apis Sapiens est un projet associatif et entrepreneurial, social et solidaire, d’insertion et de développement de l’abeille. L'association Projet Apis Sapiens c'est l'outil social, culturel et militant du projet : chaque membre faisant partie du réseau (apiculteurs, scientifiques, ingénieurs, artistes ou bien simple citoyen) contribuera aux actions et débats, et chaque année, l’association produira une synthèse globale des idées et propositions pour améliorer le sort de l’abeille.

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Avec la somme récoltée, nous souhaitons financer notre premier élevage, depuis lequel nous pourrons donner naissance à des essaims que nous utiliserons pour les différents projets d'Apis Sapis. Chaque euro investi représentera plusieurs centaines d'abeilles qui pourront elles-mêmes polliniser une certaine surface du territoire : chaque don financera littéralement la vie sur terre. Mais notre projet étant profondément orienté vers le partenariat et l'engagement humain, ce crowdfuding est aussi une très belle opportunité de présenter notre projet au grand public comme à nos futurs partenaires.

Aujourd'hui, mercredi 1er octobre 2014, déjà 8481 € collectés sur un premier objectif de 15000 €.

vendredi, 25 juillet 2014

Au niveau des océans, + 0,64°C

En juin 2014, la température moyenne combinée à la surface des sols et des océans a atteint 16,22 degrés Celsius, soit 0,72 °C au-dessus de la moyenne (15,5 °C) du 20e siècle pour ce mois-là, dépassant ainsi le dernier record de chaleur pour juin, qui remontait à 2010, selon l'Agence américaine océanique et atmosphérique. Ce record a été particulièrement marqué dans l'hémisphère Nord avec une anomalie positive moyenne de 0,81 °C, contre + 0,63 °C pour l'hémisphère sud.

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C'est au niveau des océans que l'augmentation des températures a été la plus notable : + 0,64°C par rapport à la moyenne du 20e siècle, située à 16,4°C. C'est le mois de juin le plus chaud depuis 1880 pour les océans. Comme en mai, des zones éparpillées à travers tous les principaux bassins océaniques ont également connu des records de chaleur.

Source : notre-planete.info

mardi, 22 juillet 2014

Interdire les sacs plastiques

Un amendement sur le projet de loi biodiversité propose d'interdire les sacs plastiques à partir du 1er janvier 2016. "Les enjeux environnementaux, tant en matière d'impacts sur les milieux et la biodiversité, notamment pour le milieu marin", sont avancés pour justifier la mesure. Le texte veut interdire les sacs en matières plastiques à usage unique; gratuits comme payants; qu'ils soient distribués en caisse ou en magasin.

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L'amendement rappelle que la consommation de sacs plastiques distribués dans les grandes surfaces en France est passée de 10,5 milliards à 700 millions en 2002 à 2011. Mais pointe qu'encore "près de 5 milliards de sacs de caisse en matière plastique à usage unique et plus de 12 milliards de sacs dits 'fruits et légumes' sont encore distribués dans les commerces" chaque année. Ces derniers n'avaient jamais fait l'objet de mesures spécifiques pour réduire leur consommation.


En savoir plus sur expansion.lexpress.fr

lundi, 21 juillet 2014

S’en sortir avec des solutions technologiques ?

Interview de Philippe Bihouix au journal Libération
De tout temps, la technologie est venue à la rescousse des problèmes que l’humanité s’était elle-même créés. Face à la déplétion des ressources, aux changements climatiques, aux pollutions des sols, des nappes phréatiques et de l’air… seules l’innovation et les hautes technologiques apporteraient leur lot de réponses. C’est faux, assure l’ingénieur Philippe Bihouix dans l’Age des low-tech (Seuil), un ouvrage célébrant les basses technologies. L’ère de l’ingénieur thaumaturge est révolue.

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Vous prétendez que les technologies ne portent plus les solutions qu’elles promettent. Pourquoi ?
Il faut désormais admettre qu’on ne va pas s’en sortir avec des solutions technologiques, loin de là. Il ne s’agit pas de consommer comme on veut, de jeter la canette de soda dans la bonne poubelle et de laisser les ingénieurs se charger du reste. Ces technologies sont imparfaites. On dit qu’avec l’économie circulaire on va pouvoir tout recycler à l’infini. En réalité, c’est faux : on ne gratte pas la peinture au cuivre et à l’étain des carcasses de bateaux qui sont démantelés au Bangladesh ou en Inde.
Par exemple, 95% du titane extrait est utilisé comme colorant blanc universel. On le retrouve partout, dans les matières plastiques, les dentifrices, les crèmes solaires, les peintures… on ne peut pas le récupérer. Même chose pour une partie du chrome, du cobalt, du zinc, de l’antimoine. Et même sans ces utilisations dispersives, le recyclage entraîne souvent une dégradation de l’usage. Difficile de refaire des bouteilles en plastique à partir de bouteilles recyclées, un pare-brise avec du verre coloré, ou un acier noble à base de ferrailles mélangées.

jeudi, 17 juillet 2014

Les capacités de regénération de la salamandre

La salamandre tachetée, très répandue en France, est un amphibien très discret. Pourtant, sa coloration vive sur fond noir en fait un animal identifiable au premier coup d'œil. Selon Jean-Christophe De Massary, herpétologue au Service du patrimoine naturel du Muséum national d'Histoire naturelle, la salamandre a deux particularités. Sa peau est pourvue de glandes qui sécrètent un alcaloïde toxique, Rares sont donc les prédateurs qui osent la gober.


La salamandre tachetée par sciencesetavenir
Mais ce qui fascine les scientifiques, ce sont ses incroyables capacités de régénération. Qu'elle vienne à perdre une patte, sa queue ou même un œil n'est pas dramatique pour la salamandre. En quelques jours, elle est capable de refaire pousser à l'identique et sans séquelle apparente, le membre ou l'organe manquant.

Source : sciencesetavenir.fr

mercredi, 16 juillet 2014

6% des requins sont dangereux

Officiellement, une trentaine d'espèces de squales sur les 500 répertoriées sur la planète, soit 6 %, s'avèrent dangereuses pour l'Homme. Dans le monde, environ 5 accidents mortels par an, suite à une attaque de requin, sont recensés. À titre de comparaison, les éléphants, les tigres et les méduses causent la mort d'une centaine de personnes et les hippopotames font 3000 victimes.

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Les Hommes tuent de 40 à 100 millions des squales des océans par an pour les consommer ou pour d'autres usages, maroquinerie, cosmétique notamment. Ils sont parfois aussi maintenus en captivité, pris accidentellement dans les filets de pêche ou bien victimes d'opérations d'extermination de leur espèce. Le shark finning, pêche aux ailerons en anglais, s'intéresse à récupérer cet appendice. Il ne représente que 5 % de son corps, les 95 % restants, jugés inintéressants, étant rejetés en mer. Parfois, l'animal amputé mais encore vivant coule à pic et subit une longue agonie.

source : futura-sciences.com

mardi, 15 juillet 2014

L'extraordinaire foisonnement de l'évolution du vivant

Dans l'essai « De l'origine des espèces », publié en 1859, Charles Darwin émit l'hypothèse que le processus de sélection naturelle, moteur de l'évolution des espèces, conduisait graduellement à créer de nouvelles espèces. La théorie de l'évolution de Darwin n'a cessé de s'enrichir et de se complexifier au fil du temps, grâce notamment aux apports scientifiques décisifs des lois de l'hérédité, formulées par Gregor Mendel entre 1854 et 1870, puis de l'américain Thomas Morgan (prix Nobel de médecine 1933) dont les remarquables travaux confortèrent la théorie chromosomique de l'hérédité. La découverte de la structure de l'ADN, support moléculaire de l'information génétique, en 1953 fut également intégrée de manière très féconde dans la théorie de Darwin. Pour étayer sa théorie, Darwin s'était appuyé sur plusieurs exemples d'évolution dans lesquels des caractéristiques anatomiques s'étaient progressivement transformées pour donner naissance à de nouvelles espèces.

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Cette approche « gradualiste », postulait que les nouvelles espèces émergeaient par transformation graduelle des espèces antérieures. Darwin n'a jamais exclu la possibilité que d'autres transformations aient pu se faire selon un autre mécanisme que cette évolution progressive dans le temps. Cette perspective scientifique fut explorée au cours du XXe siècle par le paléontologue américain Stephen Jay Gould (disparu en 2002). L'évolution des espèces ne se déroulerait pas de manière progressive mais de manière ponctuelle, avec de longues périodes de stagnation entrecoupées par de brusques et courtes périodes de transformation rapide menant à la formation de nouvelles espèces. Cette théorie des « équilibres ponctués » présente l'avantage d'être en accord avec un certain nombre de faits d'observation paléontologiques qui montrent notamment que certaines espèces fossiles ont connu très peu de variations morphologiques au cours de leur existence et se sont brusquement trouvées supplantées par une nouvelle espèce. Gould, sans remettre en cause le principe de sélection naturelle et l'évolution des espèces, a eu l'immense mérite d'enrichir et de complexifier de manière considérable ce scénario darwinien en formulant son hypothèse de l'évolution par équilibre ponctué. Selon cette théorie, l'espèce se comporte comme un individu darwinien qui sera soumis à tous les éléments de la sélection naturelle, pourra supplanter d'autres espèces, en donner de nouvelles et disparaître à son tour.

La grande idée novatrice de Gould est que la sélection naturelle ne suffit pas, à elle seule, à déterminer l'ensemble des formes prises par les espèces dans le processus de l'évolution. Gould pense en effet, qu'à côté de la sélection naturelle, deux autres facteurs fondamentaux sont à l'œuvre et expliquent l'extraordinaire foisonnement de l'évolution du vivant : les gènes architectes (dits "gènes homéotiques"), qui canalisent le développement des organismes selon les mêmes grandes lignes dans la plupart des embranchements et la capacité de changement au cours du temps de la fonction adaptative. Un nouveau concept théorique très puissant a vu le jour : le concept de macroévolution qui considère que les espèces forment, à côté des individus, un niveau d'organisation spécifique qui obéit à ses propres règles de sélection et d'évolution naturelles.


Source : notre-planete.info

jeudi, 03 juillet 2014

23 exoplanètes potentiellement habitables

Les exoplanètes potentiellement habitables connues à ce jour sont désormais au nombre de 23 selon le PHL (Planetary Habitability Laboratory) de l’université de Puerto Rico à Arecibo. Un recensement qui a vu sa population de candidats doubler cette année et 4234 candidates figurent dans les archives du satellite Kepler. Récemment débusquée par l’équipe de Robert A. Wittenmyer (université de la Nouvelle-Galle du Sud, Australie), la superterre Gliese 832c pourrait prétendre au titre de meilleure exoplanète habitable proche de la Terre.

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Naviguant sur le bord intérieur de la zone habitable de son système, Gliese 832c est susceptible de recevoir un flux d’énergie comparable à celui que recueille la Terre. En fonction de son atmosphère, ses températures pourraient être équivalentes à celles qui règnent dans la biosphère de la Terre. Cependant, soumise à des cycles saisonniers très variables et dans l’hypothèse où son atmosphère est plus dense (probabilité importante pour les superterres), la planète ressemblerait alors davantage à une super-Vénus. Ajoutons à cela que les naines rouges ont très mauvaise réputation car fréquemment sujettes à des sautes d’humeurs susceptibles d’affecter violemment les planètes qui les entourent. Néanmoins, avec les données qu’ils ont en leur possession pour caractériser cette planète, les chercheurs ont établi qu’il s’agit, à ce jour, de la meilleure candidate à l’habitabilité dans notre voisinage galactique.

Source : futura-sciences.com

mercredi, 02 juillet 2014

En ai-je vraiment besoin ?

Une quantité importante et non quantifiable de déchets plastiques entre dans la mer à travers les déchets, les décharges mal gérées, les activités touristiques et la pêche. Certaines de ces matériaux coulent au fond de l'océan, alors que d'autres flottent à la surface et peuvent traverser de grandes distances via les courants océaniques : ils s'échouent alors sur les littoraux et s'accumulent dans les gyres océaniques. Selon le rapport Valuing Plastic (Valoriser le plastique), soutenu par le PNUE et produit par Plastic Disclosure Project (PDP) et Trucost, la pollution marine coûterait 13 milliards de dollars par an, c'est le coût en aval le plus important dans la gestion des plastiques.

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On parle souvent dans les médias et les réseaux sociaux de Boyan Slat un étudiant hollandais de 20 ans qui a présenté en octobre 2012, un concept de navire équipé de barrages flottants qui pourraient filtrer les déchets dans l'océan. Des dizaines d'ingénieurs travaillent à la réalisation d'un prototype qui laisserait passer le plancton et bloquerait les micro-plastiques. Si c'est une première réponse louable, elle reste limitée aux macro-déchets qui entrent dans les océans, avant qu'ils n'atteignent les gyres mais ce n'est pas une solution pour le plastique déjà accumulé dans les gyres actuels.
Les tendances de production, les modes d'utilisation et les changements démographiques devraient entraîner une utilisation accrue du plastique. Chaque achat doit être réfléchi : "en ai-je vraiment besoin ?", "ne pourrait-on pas me le prêter par ailleurs ?", "pourrais-je en trouver un d'occasion à très bas prix ?". Nous devons être particulièrement vigilants en ce qui concerne les déchets : les mettre aux ordures et les trier, quelque soit l'environnement dans lequel nous nous trouvons.

Source : notre-planete.info