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samedi, 27 avril 2013

Des photographies d’insectes en train de butiner

La pollinisation de très nombreuses plantes dépend des insectes et réciproquement des milliers d’espèces d’insectes dépendent des plantes à fleurs pour leur survie. Aujourd’hui, 35% de l'alimentation repose sur des plantes pollinisées par les insectes. Les pollinisateurs sont donc la source d’un véritable service écologique. Ce service est d’autant mieux rendu que la diversité des pollinisateurs est importante. Mais ce service est aujourd’hui menacé : l’intensification de l’agriculture, l’urbanisation ou encore les changements climatiques perturbent les populations de pollinisateurs. Si le symbole de cette menace est le déclin de l’abeille domestique, qu’en est-il des espèces sauvages les plus communes qui assurent une grande part du service ? Les scientifiques manquent de données pour répondre à ces questions à l’échelle de la France.

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Le Suivi Photographique des Insectes POLLinisateurs a pour but d’obtenir des données quantitatives sur les insectes pollinisateurs et/ou floricoles en France en mesurant les variations de leur diversité et celles de la structure des réseaux de pollinisation, sur l’ensemble de la France métropolitaine. Grâce à un protocole simple, reposant sur des photographies d’insectes en train de butiner, l'objectif est de recueillir des données sur un grand nombre de sites dans des environnements variés, accessibles à un grand nombre d’observateurs. Il s'agit sur une espèce de fleur définie, en au moins 20 minutes d'observation, de photographier un maximum d'insectes appartenant à des espèces différentes. L'objectif est d'obtenir une photo par espèce, de qualité suffisante pour différencier une espèce des autres espèces photographiées. L'ensemble de ces photos constitue une collection. Le participant dépose ensuite ses photos sur un album virtuel en ligne. Dans un second temps, il identifie aussi précisément que possible chaque espèce à l’aide d’une clé d’identification en ligne. L’ensemble des données est utilisé par les spécialistes pour une analyse spatiale des réseaux de pollinisateurs en France.

Pour participer à ce projet, on peut consulter le site : spipoll.org

vendredi, 26 avril 2013

Sauvages de ma rue

Participer au programme Sauvages de ma rue permet de fournir des données qui permettront d'avancer sur la connaissance de la biodiversité végétale en ville. Mais c'est aussi un programme qui permet de se former à la botanique par étape, car l'éventail des plantes communes en ville est plus restreint que dans les zones naturelles.

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La participation est simple: il faut rechercher sur une portion de trottoir la présence de 240 espèces de plantes, dire dans quels milieux elles poussent, et envoyer les données aux scientifiques.

Pour plus d'infos sur ce projet on peut consulter le site tela-botanica.org

mercredi, 24 avril 2013

Participer à Vigie-flore

Voici l'invitation participative de Vigie-Nature : si vous êtes compétent en botanique et si vous avez des disponibilités sur un ou plusieurs jours entre les mois d'avril à août, alors participez avec nous à ce projet national dont le but est de comprendre l'impact des activités humaines et des changements globaux sur la flore commune de France. Nous avons prévu plusieurs outils qui vous aideront dans l'identification de certaines espèces. Plus vous serez nombreux à nous rejoindre et plus nos synthèses seront fiables et utilisables par les pouvoirs publics pour améliorer leur gestion de la biodiversité.

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Pour participer au programme Vigie-flore, il faut choisir une maille non-attribuée à inventorier sur la carte des mailles de 1 km², espacées de 10 km. Chaque maille contient 8 placettes, chacune formant un rectangle de 10m². Il faudra localiser le plus précisément possible un maximum de placettes et y inventorier la flore. Plusieurs sont disponibles en Gironde sur Le Porge, Lacanau, Hourtin ... Une maille nécessite 2 jours de terrain au minimum, cela dépendra de l'accessibilité des placettes, de leur richesse spécifique et des compétences en botanique de l'enquêteur.


Pour plus d'informations, on peut consulter le site vigienature.mnhn.fr

mardi, 23 avril 2013

Le niveau des océans s’élève de 1,8mm chaque année

Le niveau des océans s’élève de 1,8 millimètre chaque année. 1,1 mm est dû au réchauffement climatique provoquant la dilatation de l’eau des océans et la fonte des glaciers. Une équipe de scientifiques vient de publier dans Nature Geoscience, un résultat de recherche montrant que les 0,7 mm manquant provenaient de la consommation humaine d’eau douce, l'extraction des eaux souterraines pour l'irrigation et les utilisations domestiques et industrielles. Cette eau une fois utilisée pour la plupart s’évapore et retourne dans les nappes phréatique. Une part importante s’écoule cependant via les rivières et les fleuves et se jette dans les océans.

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Taikan Oki, hydrologue à l'Université de Tokyo et un des auteurs de cette étude, ne s'attendait pas à ce que l'extraction par l'homme des eaux souterraines ait une telle importance et expliquerait le déficit entre la montée du niveau des mers observée et ce qui a été comptabilisé par la dilatation thermique de l'eau et la fonte des glaces. L'épuisement des réserves d'eaux souterraines a plus que doublé au cours des dernières décennies en raison de la croissance démographique et l'augmentation de la demande sur les réservoirs d'eaux souterraines pour l'eau potable et l'irrigation des terres agricoles. La plupart de l'eau pompée à partir des fosses profondes ne se renouvelle pas, elle s'évapore dans l'air ou ruisselle vers les rivières. Les réservoirs artificiels, tels que le barrage Hoover sur le fleuve Colorado et le barrage des Trois Gorges sur le fleuve Yangtze en Chine, ont l'effet contraire, la retenue de l'eau qui, autrement, se jetterait dans la mer. Les scientifiques ont émis l'hypothèse que les effets s'annuleraient, mais cette étude et d'autres récentes ont montré que l'épuisement des eaux souterraines a un effet net plus important.

Source : nature.com

lundi, 22 avril 2013

PlanetSolar DeepWater

Parti de La Ciotat, ce 8 avril 2013, le vaisseau solaire MS Tûranor PlanetSolar a vogué à travers la Méditerranée pour ensuite franchir le détroit de Gibraltar, longer les côtes africaines pour faire escale à Rabat, capitale du Maroc, entre le 16 et le 20 avril puis reprendre la mer cette semaine pour atteindre les Açores avant la traversée de l'Atlantique. L'expédition PlanetSolar DeepWater met les caractéristiques du plus grand catamaran solaire jamais conçu au service des chercheurs de l’Université de Genève pour mener une campagne unique de mesures physiques et biologiques, sans émissions de carbone, le long du Gulf Stream. Cette aventure scientifique vise à améliorer la compréhension des interactions entre l’océan et l’atmosphère et sensibiliser le grand public à la complexité des changements climatiques et à leurs impacts. La traversée de la Méditerranée la semaine dernière a été l'occasion de tester les différents instruments avant la remontée de le l'Atlantique.

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L’expédition PlanetSolar DeepWater explora les processus océaniques interagissant avec l’atmosphère en effectuant des mesures dans l’eau et dans l’air sur plus de 8000 km le long du Gulf Stream. Ce courant océanique contribue à véhiculer la chaleur des tropiques jusqu’aux régions polaires dans l’Atlantique Nord, fonction qui lui vaut d’être l’un des plus importants régulateurs du climat européen et nord-américain. Lors de cette expédition, une attention particulière sera portée aux vortex océaniques, des tourbillons qui véhiculent de grandes quantités d’énergie, ainsi qu’aux zones de formation d’eaux profondes, des lieux stratégiques où les eaux de surface plongent vers les grands fonds marins, contribuant à alimenter ce que l’on appelle communément le « tapis roulant océanique » – un courant global en trois dimensions qui relie tous les bassins océaniques de la planète.

On peut suivre l'expédition sur le site planetsolar.org

vendredi, 19 avril 2013

Va prendre tes leçons dans la nature

« Va prendre tes leçons dans la nature, c'est là qu'est notre futur » conseillait Léonard de Vinci. Au XVième siècle, son observation de la nature lui permet d'esquisser ce qui deviendra la voiture, le sous-marin ou l'hélicoptère. Son conseil sert de socle à une science en pleine expansion, le biomimétisme. Grâce aux milliards d'années d'évolution de notre environnement, les organismes vivants résolvent des problèmes complexes, dont on peut tirer de précieux enseignements. Le biomimétisme consiste à observer les modèles existants dans la nature, à tenter d'en comprendre l'intelligence et à étudier la possibilité d'en reproduire les formes, les matériaux ou les processus.

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En 1948, Georges de Mestral, ingénieur suisse, remarqua au retour de ses promenades qu'il était difficile d'enlever les fleurs de bardane accrochées à son pantalon et aux poils de son chien. Il les examina et découvrit la possibilité de faire adhérer deux matériaux de façon simple et réversible. Il développa rapidement la bande auto-agrippante et breveta son idée en 1951. De Mestral nomma son invention "velcro" pour « velours » et « crochets » . Un système dont les applications sont devenues très nombreuses.

Source : ddmagazine.com

jeudi, 18 avril 2013

100 000 séismes

Chaque année, environ 100 000 séismes sont enregistrés sur la planète. C'est le risque naturel majeur le plus meurtrier et qui cause le plus de dégâts.

Un séisme d'une magnitude comprise entre 7,5 et 7,8 a frappé, ce mardi 16avril 2013, le sud-est de l'Iran.
L'épicentre du séisme est situé à 80 km au nord de la ville de Saravan, près de la frontière avec le Pakistan, et s'est produit à une profondeur de 15,2 kilomètres. Dans la ville de Saravan, un Iranien a témoigné à la BBC Persian : "Le tremblement de terre a été gravement ressenti. La vieille ville et le principal centre sportif ont été malheureusement détruits". Dans la ville de Zahedan, capitale du Sistan-Balouchistan, un témoin raconte que les habitants ont quitté leur maison et se sont réfugiés dans les parcs et les rues. Déjà le 9 avril, un séisme de magnitude 6,1 avait frappé une zone rurale du sud-ouest de l'Iran. La secousse n'avait pas endommagé la centrale nucléaire de Bouchehr, la seule de ce pays, construite à une centaine de kilomètres au nord de l'épicentre. Situé sur plusieurs failles sismiques importantes, l'Iran a connu de nombreux tremblements de terre dévastateurs.

Source : AFP et Le Monde

mercredi, 17 avril 2013

Très contreversé projet de barrage en Ethiopie

Le rapport sur les impacts hydrologiques du barrage et des projets d'irrigation en Ehtiopie, nommé Gibe III, publié par le Centre d'études africaines de l'université d'Oxford prévoit que le projet Kuraz Sugar du gouvernement éthiopien provoquera une baisse de 22 mètres du niveau des eaux du lac Turkana, le plus grand lac du monde en milieu désertique. La majeure partie de la faune aquatique, vitale pour les Turkana et autres tribus riveraines, sera détruite. Les Bodi, les Kwegu et les Mursi sont expulsés de force pour faire place au projet Kuraz et conduits dans des camps de réinstallation où ils sont sommés de vendre leurs troupeaux et de ne conserver que quelques têtes de bétail. On a annoncé aux Bodi qu'ils ne bénéficieraient de l'aide alimentaire que lorsqu'ils auront accepté d'être déplacés.

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Le rapport sur la catastrophe humanitaire et le conflit armé régional imminents dans la région transfrontalière d'Ethiopie, du Kenya et du Soudan publié par le Groupe de travail sur les ressources africaines, conclut que 200 000 autochtones d'Ethiopie et 300 000 du Kenya souffriront des impacts irréversibles du barrage et des plantations. Il indique que le barrage interrompra la crue naturelle de la rivière Omo, que son écoulement sera réduit de 60 à 70% et que les moyens de subsistance des tribus riveraines et des plaines seront anéantis. Il prédit un "conflit interethnique majeur".

Le rapport sur les impacts en aval du barrage Gibe III en Ethiopie publié par International Rivers annonce que les changements de régime hydrologique dus au barrage et l'irrigation associée pour les plantations qui utiliseront des fertilisants, conduiront à tuer toute vie dans certaines zones de l'Omo. Le rapport établit que "la destruction des moyens de subsistance dans l'Omo inférieur et la coercition nécessaire pour s'approprier les terres et les remplacer par des plantations agricoles affectera gravement la vie de 200 à 300 000 riverains autochtones". Il appelle à la cessation des financements du barrage.

Source : notre-planete.info

mardi, 16 avril 2013

Vives critiques

Les rapports rendus, il y a une semaine, demandent des aménagements substantiels du projet de plate-forme aéroportuaire appelée de Notre Dame des Landes à Nantes. S'agissant de l'augmentation du trafic, qui justifierait le transfert de l'actuel aéroport, la commission demande une nouvelle évaluation des coûts de réaménagement de l'aéroport actuel Nantes Atlantique, la réduction de l'emprise du futur Aéroport du Grand-Ouest (AGO), les justifications économiques, la nécessité de relier Nantes aux grandes métropoles européennes, le développement des transports à l'échelle des deux régions concernées, Pays-de-la-Loire et Bretagne.

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Les experts scientifiques chargés d'évaluer "la méthode de compensation des incidences sur les zones humides", et le groupe en charge de "l'expertise de l'impact sur l'agriculture" ont aussi émis des critiques au dossier de futur aéroport. Les experts scientifiques remettent en question la validité du calcul de compensation des zones humides, quelque 98 % de la surface du futur aéroport. Au lieu de remplacer un hectare de zone humide par deux hectares, dite méthode de "compensation surfacique", il était proposé d'étudier les services rendus en termes de biodiversité, de botanique, d'hydrologie sur une surface donnée et de chercher à les remplacer sur une surface qui pourrait être plus réduite. Cette méthode dite de "compensation fonctionnelle", expérimentale sur une grande superficie, n'a certes pas été condamnée par les experts. Mais ils ont remis en question les critères, les modes de calcul et en ont pointé les risques d'échec. S'agissant des agriculteurs, la commission qui leur était dédiée a, elle, alerté sur les conséquences de la construction d'AGO sur l'agriculture, avec la disparition d'exploitations. Une sorte de double peine puisque cette perte de terres agricoles s'accompagne, selon les auteurs du rapport, de "l'incidence de la compensation environnementale sur l'agriculture". Là encore, estiment-ils, il faut réduire l'impact du projet.

Source : lemonde.fr

lundi, 15 avril 2013

Quel avenir pour le vin de Bordeaux en 2050 ?

Selon une étude publiée ce lundi 8 avril dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), les changements climatiques vont modifier en profondeur la répartition géographique des régions productrices de vin dans le monde d'ici 2050. La surface de terres propices à la culture de la vigne "va se réduire dans de nombreuses régions traditionnellement productrices de vin, comme la région de Bordeaux ou la vallée du Rhône, ainsi qu'en Toscane en Italie".

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En observant 4 modèles scientifiques différents concernant le réchauffement climatique, selon la version la plus optimiste, la baisse de surface de terres favorables ne serait que de 39 % en Europe, le pire scénario fait état d'une chute de 86 % et selon la version médiane, cette surface va se réduire de 68 % en 2050. Les terroirs du Chili, de Californie, d'Australie et des régions d'Europe méridionale vont être les plus touchés par ces changements. A l'inverse, l'Europe du nord, le nord des Etats-Unis ou la Nouvelle-Zélande pourraient devenir d'importants producteurs de vin. Les viticulteurs des régions traditionnelles pourront tenter de ralentir le processus en plantant des vignes plus en altitude, en cultivant des cépages plus résistants ou en recourant à des méthodes d'arrosage. "D'ici une vingtaine d'années l'industrie viticole sera très différente d'aujourd'hui en terme de répartition géographique et de techniques d'élaboration des vins", avance M. Hannah, principal auteur de l'étude. Mais les chutes de précipitations et les éventuelles périodes de sécheresse seront vraisemblablement trop importantes pour continuer à cultiver de la vigne dans bon nombre de ces régions traditionnelles.

Source : lemonde.fr

samedi, 13 avril 2013

Une expédition scientifique pour observer le coelacanthe

Une expédition scientifique tente d'observer le coelacanthe, une espèce de poisson rare et méconnue dont l'âge est estimé à 370 millions d'années, un animal si rare et si ancien que les biologistes marins l'ont longtemps cru éteint. Le biologiste marin et photographe Laurent Ballesta part dans le cadre d’une mission scientifique en compagnie d’une équipe de plongeurs spécialement entrainée aux grandes profondeurs, de chercheurs de l’institut Sud-Africain SAIAB (South African Institute for Aquatic Biodiversity) et de six scientifiques du Muséum national d’Histoire naturelle et du CNRS.

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L’équipe compte mener une étude génétique de ces poissons des profondeurs. Ce qui implique de s'en approcher suffisamment pour prélever un peu du mucus qui recouvre son corps. S’ils y parviennent, les chercheurs pourront également tenter de placer des balises acoustiques afin de suivre les déplacements de quelques individus. Ce projet Gombessa vise également à étudier la biomotricité de l’animal afin de comprendre précisément de quelle manière il utilise ses nageoires. Ces dernières intéressent particulièrement les biologistes car elles constituent un intermédiaire évolutif entre des nageoires et des pattes. En effet, le coelacanthe porte en lui les traces du passage des poissons aux premiers vertébrés terrestres à quatre pattes (tétrapodes) durant le dévonien il y a environ 370 millions d’années. Cet étrange poisson possède également une poche de gaz aux parois épaissies qui pourrait être le vestige d'un poumon ancestral.

Source : sciencesetavenir.nouvelobs.com

jeudi, 11 avril 2013

Je vais vous conter une fable peu banale

La Fourmi est la Cigale (mais vit dans une ruche)
Je vais vous conter une fable peu banale

Voyez que la Fourmi est aussi Cigale
Ah, la bise n'était pas encore venue :
et pour ne pas se trouver dépourvue
une fourmi avait commandé des bûches
afin de chauffer la vieille petite ruche
de Maya l'Abeille, que pour un bon prix
il y a quelques temps, elle avait acquis.
Quel travail ! Certes le bois était bien sec,
qualité au combien intrinsèque
d'un bon combustible, pour le stocker...

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Et elle avait fini enfin par tout le rentrer.
Après quelques trucs à faire dans la maison
elle pourrait jouir de l'arrière-saison,
enfin se métamorphoser en cigale
et aller, par exemple, à un festival.

Il faut dire qu'elle aime bien chanter.
Elle aurait tort de ne pas en profiter.
Et oui ! Elle irait chanter, ne vous déplaise !
Et peut-être danser, j'en suis fort aise !!
Et boire quelques bières au comptoir.
À vrai dire, elle ne pensait pas avoir
besoin d'un tel volume pour chauffer
en passant commande, ça l'avait décoiffée.
Ah, elle se souvenait du premier hiver
où elle avait consommé vingt stères
(pour difficilement obtenir seize à l'intérieur).
Elle avait alors entrepris l'isolation
des murs, de la cave et des plafonds
et elle avait même maintenant
fait installer un poêle plus performant.
Mais l'année suivante, après les travaux
alors qu'elle envisageait un voyage à Bornéo
que constata-t-elle, notre petite fourmi ?
Que tout son stock de bois... Ô infamie,
avait, aux premiers jours du printemps
disparu, été effacé au moins tout autant
que précédemment. En voici la raison :
il a fait 22 degrés tout l'hiver dans la maison.
Victor LUMINEAU

Source : ceder-provence.fr

mercredi, 10 avril 2013

L'hécatombe des dauphins dans le golfe du mexique

Voilà 3 ans, la plateforme pétrolière Deepwater Horizon déversait 750 millions de litres de pétrole brut dans le golfe du Mexique. Le puits, situé à 68 km des côtes, a explosé en avril 2010, la marée noire s’est répandue dans tout le golfe et a atteint les côtes en juin. Si le pétrole n’est plus visible en surface, il est pourtant toujours présent et impacte considérablement la faune du golfe. En outre, des études ont montré que le dispersant utilisé était 52 fois plus toxique que le pétrole lui-même.

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La National Wildlife Federation, pour évaluer l’état du golfe, a réuni toutes les études réalisées sur six espèces animales dont le développement dépend directement de la bonne santé du eaux du golfe du Mexique. Les dauphins sont l'espèce la plus touchée, 650 carcasses ont échoué sur les côtes et les jeunes dauphins meurent six fois plus facilement en raison de la pollution. En outre, les auteurs du rapport estiment que seule une carcasse sur 50 est retrouvée. L’hécatombe des dauphins est sans précédent. Les prédateurs au sommet de la chaîne alimentaire comme le dauphin continuent de mourir en grand nombre dans les zones où le pétrole s’est déversé. C’est une indication importante du fait que l’écosystème du golfe du Mexique n’est pas rétabli.

Source : futura-sciences.com

lundi, 08 avril 2013

Le mystère des cercles de fées

Les cercles de fées sont des zones circulaires sans végétation de 2 à 12 mètres de diamètre délimités par une couronne ou un anneau d’herbes un peu plus haute que le reste de la steppe alentour. On peut voir ces énigmatiques structures en Namibie, mais ils sont aussi visibles en Angola et en Afrique du Sud. Ces cercles ne sont pas permanents: au bout de quelques dizaines d’années, la végétation envahit de nouveau la zone aride et ils disparaissent.

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Une étude publiée dans Science lève le voile sur les mécanismes qui conduisent à leur apparition. Norbert Juergens, biologiste à l’université de Hambourg, s'est intéressé à une bande de désert longue de 2000 km du centre de l’Angola au nord de l’Afrique du Sud. Il a remarqué qu’une espèce de termites appelée Psammotermes est le seul organisme à être présent dans les premiers stades de vie des cercles de fées. Ces insectes se nourrissent des racines de graminées et en y regardant de plus près, le biologiste a découvert que les termites éliminaient toute forme de flore au centre des cercles. Sans végétation, l’eau de pluie filtre à travers le sol et reste stockée dans le sous-sol. Cette réserve permet aux termites de survivre pendant la saison sèche et favorise la pousse de plantes au bord des cercles.

Source : sciencesetavenir.nouvelobs.com

dimanche, 07 avril 2013

Strasbourg premier, Bordeaux second

Strasbourg est la ville la plus adaptée au vélo, devant Bordeaux (2e) et Toulouse (3e), selon un classement réalisé par le magazine Terra Eco, qui a envoyé un questionnaire à 40 villes et agglomérations. A Strasbourg, "qui part avec l'avantage d'être plane et d'avoir des rues très larges", la moitié de la voirie comprend des aménagements cyclables. Suivent Bordeaux, qui a "repensé son centre-ville pour le vélo", et Toulouse, saluée pour ses pistes cyclables et son grand réseau de vélos en libre-service. Nantes et Grenoble prennent la 4 et 5ème place.

jeudi, 04 avril 2013

La diversité génétique augmente les capacités d'adaptation

La diversité génétique au sein d’une même espèce augmente fortement les capacités d’adaptation. Des chercheurs du Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive de Montpellier (CEFE) ont montré que, grâce à ses six types chimiques, le thym des garrigues méditerranéennes s’est adapté au changement climatique en quelques dizaines d’années seulement, sans modifier sa distribution géographique.

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Le thym présente une grande diversité chimique. Pour la seule espèce de Thymus vulgaris, le thym des garrigues, on ne compte pas moins de six essences, caractérisées par six monoterpènes stockées dans de petites glandes situées à la surface des feuilles, ces molécules issues du métabolisme de la plante lui donnent son odeur et produisent les huiles essentielles. Deux sont dites phénoliques et sont associées aux plantes peu résistantes aux gels hivernaux mais bien adaptée aux sols rocailleux et très secs durant l’été, quatre autres sont de type non-phénolique et se retrouvent dans les zones les plus froides l’hiver. Suite à une campagne de collecte, on a constaté que les phénoliques ont gagné du terrain sur les non phénoliques et sont désormais majoritaires. Les relevés de températures de ces quarante dernières années montrent que les extrêmes enregistrés dans les zones les plus froides sont moins bas aujourd’hui. Le thym de type phénolique, moins résistant aux grands froids, a donc commencé à migrer vers les zones non phénoliques, sans que la distribution globale de l’espèce ait changé. Que cette adaptation se soit faite en l’espace de 40 ans, et au sein d’un espace d’à peine quelques dizaines de kilomètres carrés, étonne les chercheurs.

Source : cnrs.fr

mercredi, 03 avril 2013

Un Système Ecologique Urbain pour cultiver en ville

A New South Wales en Australie, dans le cadre du projet « Rivendell Village », Nigel Reid réalise des recherches sur le développement de systèmes durables et conçoit un éco-développement pour accueillir environ 150 habitants afin de concilier le manque de temps des citoyens pour cultiver un jardin, et l’accès à des produits biologiques et frais.


The future of agriculture par Enviroulemonde
L'objectif était de rapprocher l’agriculture des villes, produire de manière industrielle et intensive, et avoir un système suffisamment rentable pour supporter le coup du foncier. Le projet a reçu une bourse de deux millions de dollars du gouvernement australien et un « Système Ecologique Urbain » est en construction à Sydney.

mardi, 02 avril 2013

Atlanic Star désamianté en Inde ?

Depuis septembre 2010, le paquebot, Atlantic Star, était à quai le long de la grande jetée du port de Marseille, il jouait les ventouses de luxe et malgré sa silhouette imposante et sa cheminée rouge, il essayait de se faire oublier ou de faire croire que son escale était provisoire. Initialement son arrêt à Marseille était technique. Il était question de remplacer les turbines à vapeur par des moteurs diesels. De technique, l’arrêt est vite devenu économique. Plus d’avenir pour un paquebot construit il y a 30 ans, sans des frais considérables et une remise à niveau réglementaire.

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L’Atlantic Star a été construit aux chantiers de la Seyne-sur-Mer au début des années 80. Durant cette construction, 550 ouvriers ont été exposés à l’amiante. L'Atlantic Star a quitté le port de Marseille, en remorque, à destination de la Turquie et de la démolition. La démolition de l’Atlantic Star en Europe serait prohibitive pour son propriétaire, à supposer qu’elle soit techniquement possible. Par contre, la vente sans désamiantage préalable rapporterait à STX France dont l’Etat français est actionnaire à hauteur de 33,3% environ 6 millions de dollars au cours actuel moyen de la ferraille en Turquie.


L’exportation de l’Atlantic Star dans un pays de l’OCDE devrait selon le droit français et européen être précédée d’un désamiantage préalable
ou d’une notification dans le cadre de la convention de Bâle sur le transfert transfrontalier de déchets dangereux et d’un inventaire quantifié et cartographié des matières dangereuses embarquées. A défaut, cette exportation de déchets pourrait être refusée à son arrivée en Turquie et faire l’objet d’un examen attentif de la part des juridictions et des douanes françaises. A ce jour, les destinations Inde ou Bangladesh semblent cependant exclues.

Source : robindesbois.org

vendredi, 29 mars 2013

L'Anthropocène, nouvelle époque géologique de la Terre

Selon Frank Fenner, professeur émérite de microbiologie à l'Université nationale australienne, et Paul Crutzen, prix Nobel de chimie, la Terre est entrée dans une nouvelle époque géologique, l'Anthropocène, depuis 1800 avec la révolution industrielle et l'exploitation massive des combustibles fossiles. Cette nouvelle époque géologique succéderait à l'Holocène débuté il y a dix mille ans. Bien que non officielle sur l'échelle des temps géologiques, l'Anthropocène a été admis dans la terminologie scientifique et correspond au moment où les Hommes ont pu rivaliser avec les forces de la nature dans la capacité à modifier l'écosystème de la Terre.


En effet, nos activités réchauffent le climat planétaire d'une ampleur aussi importante que les grands cycles naturels et nous entamons la sixième extinction massive de la biodiversité, avec une vitesse sans doute plus rapide encore que celle qui a conduit, il y a 65 millions d'années, à l'extinction des dinosaures suite à la chute d'un astéroïde, comme le souligne Eric Lambin, membre de l'Académie des sciences des Etats-Unis.

Source : notre-planete.info

jeudi, 28 mars 2013

Evolution de l'Indice de Développement Humain

Dans le dernier Rapport sur le développement humain 2013 du Programme des Nations Unies pour le développement, la Norvège, l'Australie et les États-Unis sont à la tête du classement des 187 pays et territoires du dernier Indice de Développement Humain (IDH), tandis que la République démocratique du Congo, déchirée par les conflits, et le Niger, touché par la sécheresse, obtient le scores le plus faible en termes d’accomplissements nationaux dans les domaines de la santé, de l'éducation et du revenu. D’après ce Rapport 2013, « Au cours des dernières décennies, de nombreux pays à travers le monde ont convergé vers des niveaux de développement plus élevés ». « Tous les groupes et régions ont connu des améliorations significatives dans tous les composants de l'IDH, avec des progrès plus rapides dans les pays à IDH faible et moyen. Dans ce contexte, le monde devient peu à peu moins inégalitaire. »

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Quatorze pays ont enregistré des gains impressionnants de l'IDH de plus de 2 pour cent par an depuis 2000. Par ordre d'amélioration, il s'agit des pays suivants : Afghanistan, Sierra Leone, Éthiopie, Rwanda, Angola, Timor-Leste, Myanmar, Tanzanie, Libéria, Burundi, Mali, Mozambique, République démocratique du Congo et Niger. La plupart d'entre eux sont des pays africains à IDH faible, dont beaucoup sortent de longues périodes de conflit armé. Toutefois, les données montrent qu'ils ont tous fait d'importants progrès récents en termes de présence à l'école, de durée de vie et de croissance du revenu par habitant. La plupart des pays à l'IDH plus élevé ont également enregistré des hausses régulières de l'IDH depuis 2000, bien qu'à des niveaux moins importants d'amélioration absolue de l'IDH par rapport aux pays à faible IDH ayant le plus progressé.


L'Annexe statistique du Rapport 2013 comporte également des indices expérimentaux, l'indice de pauvreté multidimensionnelle (IPM) et l'indice des inégalités de genre (IIG). L'IIG a été conçu pour mesurer les inégalités de genre telles que révélées par les données nationales sur la santé reproductive, l'autonomisation des femmes et la participation au marché du travail. Les Pays-Bas, la Suède et le Danemark sont en haut de la liste de l'IIG, avec le moins d'inégalités de genre. Les régions où l'inégalité de genre est la plus importante selon l'IIG sont l'Afrique subsaharienne, l'Asie du Sud et les États arabes.

Source : undp.org