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vendredi, 20 septembre 2013

Le concept des 3 R : réduire, réutiliser, recycler

Des fortunes se sont amassées en Chine dans le recyclage des déchets des Occidentaux, mais le concept des 3 R ( réduire, réutiliser, recycler) introduit dans le plan quinquennal en 2006, tarde à se concrétiser parce qu'il faut un arsenal juridique et réglementaire complexe pour que l'économie circulaire se matérialise. Pékin y travaille pourtant activement. Un exemple : la barrière verte mise en place l'année dernière aux frontières. La Chine sélectionne maintenant les déchets importés qu'elle veut recycler en choisissant les plus propres. Une façon d'éliminer les petits ateliers qui génèrent plus de pollution qu'ils n'en éliminent. Cela pose un problème aux Américains qui doivent maintenant gérer eux mêmes ces rebuts, cela veut dire créer une filière industrielle, une opération de longue haleine, qui doit être rentable pour être durable.

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Un exemple d'entreprise française qui réussit dans l'économie circulaire et qui bénéficie d’une aide publique : Roll Gom, capable de transformer des pneus usagés en roues de manutention. C'est la seule entreprise qui survit en Europe sur ce créneau et qui exporte d'ailleurs sa production dans le monde entier. Et cela en partie grâce à un bonus de 45 euros par tonne traitée distribué par l’Etat aux entreprises qui traitent les pneus usagés. L'économie circulaire doit aussi s'inscrire dans une perspective réaliste : la ville de Paris avait prévu de collecter les sacs plastiques pour les recycler et elle a finalement renoncé quand elle s'est rendue compte que le gisement était trop petit, créer la filière n'avait plus de sens, il valait mieux encourager les Parisiens à prendre des cabas.

Source : rfi.fr

mardi, 03 septembre 2013

Résoudre des problèmes inimaginables

Une colonie de fourmis peut résoudre des problèmes inimaginables pour une simple fourmi, tels que trouver le plus court chemin vers la meilleure source alimentaire, affecter des travailleurs à des tâches différentes, ou défendre un territoire. Dans une colonie de fourmis, personne n’est responsable. Il n’y a pas de Directeur Général ou de chefs de services. Toutefois, une colonie d’un demi-million de fourmis est efficace même sans management. L’efficacité de la colonie est basée sur les innombrables interactions entre les fourmis. C’est le règne de l’auto-organisation.

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Comment, une colonie apporte-t-elle les inévitables ajustements si personne n'est responsable ? Les fourmis communiquent par le contact et l’odorat. Lorsqu’une fourmi touche une autre fourmi, elle renifle avec ses antennes pour savoir si l’autre appartient à la même colonie et où elle a travaillé. Ainsi chaque jour, avant de quitter la colonie les butineuses attendent le retour des patrouilleuses. Celles-ci en entrant dans la colonie touchent brièvement les antennes des butineuses qui ne rentrent pas tant qu’elle n’ont pas trouvé quelque chose. C’est ainsi que l'intelligence de la colonie fonctionne : des règles simples, chacune agissant à partir d'informations locales. Aucune fourmi ne dispose de la vue d'ensemble de la colonie. Aucune fourmi ne dit à l’autre ce qu’il faut faire. C’est le collectif qui régit le comportement global de la colonie. Marco Dorigo, un chercheur en informatique de l'Université libre de Bruxelles, a utilisé en 1991 ses connaissances du comportement des fourmis pour créer des modèles mathématiques permettant de résoudre notamment le routage de camions. À Houston, la société American Air Liquide a utilisé une stratégie des fourmis pour traiter un problème complexe. L'entreprise produit des gaz industriels sur une centaine de sites aux États-Unis, et livre 6 000 sites, en utilisant les pipelines, des wagons, et 400 camions. La société American Air Liquide, en collaboration avec une entreprise spécialisée dans l'intelligence artificielle, a développé un modèle informatique basé sur des algorithmes inspirés par le comportement d’une espèce particulière de fourmis d'Argentine (Linepithema humile). Cette espèce dépose sur le sol des substances chimiques appelées phéromones. Quand ces fourmis apportent la nourriture à la fourmilière, elles pondent une trace de phéromone qui raconte à d’autres fourmis comment aller chercher plus de nourriture. La trace de phéromone est renforcée chaque fois qu'une fourmi quitte et revient à la fourmilière, un peu comme lorsque vous passez sur un sentier dans la forêt pour ramasser du bois. Le Groupe Bio a donc développé un programme qui envoie des milliards de fourmis logicielles pour savoir où les traces de phéromone sont les plus fortes pour les itinéraires des camions.

Source : lecercle.lesechos.fr

mercredi, 07 août 2013

C'est quoi être en vacances ?

Le temps libre est bel et bien transformé en temps économique, il n’est plus consacré à la méditation, à l’épanouissement de l’esprit, au fait de se retrouver soi-même. Une vie de labeur ponctuée de quelques pauses pour faire des glissades sur la neige ou quelques bains de mer. Les vacances comme parenthèses dans un temps de travail parfois excessif sont-elles suffisantes pour régénérer notre être profond ?

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Cette question ne vient pas remettre en cause les activités nécessaires à notre survie mais interroge la répartition du temps dédié à l’avoir par rapport à celui qui concerne l’être. Selon les cadences millénaires auxquelles se sont adaptées les civilisations, c’est aux beaux jours d’été que la nature est en effervescence, l’hiver elle entre en dormance ; aujourd’hui les vacances estivales induisent plutôt une cessation du travail. L’administration du repos en fonction de l’économie et non selon les rythmes naturels de la terre et de ceux l’espèce humaine est complètement artificielle, c’est une sorte d’anomalie. Le véritable repos est plus harmonieux : la nature, les animaux, les sols et l’homme devraient goûter ce répit à l’unisson, c’est un temps d’inspiration très puissant où puiser des ressources vitales avant de reprendre une activité.

On peut lire la chronique de Pierre Rabhi sur son blog : pierrerabhi.org

lundi, 05 août 2013

faites-le vous-même, faites-le avec les autres

Do it yourself, do it with others : telle est la devise des Fab Labs, ou Fabrication Laboratories. Créés il y a une dizaine d’années au Massachusetts Institute of Technology (MIT) par Neil Gershenfeld, un professeur de physique qui proposait un cours de prototypage rapide intitulé «comment fabriquer (à peu près) n’importe quoi», les Fab Labs sont les ateliers de fabrication communautaires de l’ère numérique. Leur objectif ? Donner à ceux qui ne sont ni ingénieurs, les moyens de fabriquer toutes sortes d’objets manufacturés comme à l’usine. Et ce, en mettant gratuitement à leur disposition le savoir, les procédés et la technologie nécessaires. Les Fab Labs se sont mis en tête de transposer au vieux monde industriel la philosophie ouverte et collaborative du logiciel libre. Chris Anderson, ancien rédacteur en chef de Wired, la bible des technofans américains, voit en eux «la prochaine révolution industrielle», celle du XXIe siècle.

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Marginal en France, le mouvement commence à essaimer : il existe déjà cinq Fab Labs dans l’Hexagone, et vingt-quatre autres se revendiquent comme tels sans avoir forcément reçu l’agrément du MIT ou l’avoir demandé. Les Fab Labs valorisent l’apprentissage par la pratique, alors que notre système scolaire a tendance à favoriser les savoirs théoriques. Des programmes comme FabLab@School introduisent cette vision de l’apprentissage au sein des écoles. On peut s’en servir aussi pour faire de la médiation scientifique, comme au centre de sciences de Grenoble.

Pour en savoir plus, on peut consulter le site de Libé

lundi, 01 avril 2013

Une mauvaise blague sur les blagues Carambar

C'est l'histoire d'une marque de caramels célèbre pour ses blagues qui s'est offert un super buzz. Annoncée jeudi 21 mars, la suppression des blagues dans les caramels Carambar a secoué fans et moins fans, tant elles étaient devenues une institution. Quatre jours après, la marque a annoncé, sur son site internet, que cette information était en fait "la plus grande blague de l'année".


"Une publicité pour faire comme si c'était vrai, des blagues qui n'en sont pas, un kit presse pour que les journalistes en parlent", détaille la vidéo qui revient sur les coulisses de ce canular savamment orchestré. Carambar reconnaît avoir "croisé les doigts pour que ça marche", mais se félicite de l'ampleur prise par son coup de pub.

Source : francetvinfo.fr

05:33 Publié dans vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : humour, vidéos, économie

jeudi, 21 mars 2013

La fin du marché du carbone ? Prise de position

Après l'article du lundi 11 mars 2013, voici un résumé de la position de l'association de solidarité internationale, GERES (Groupe Energies Renouvelables, Environnement et Solidarités) qui travaille depuis plus de 35 ans à la lutte contre la pauvreté par l'accès à l'énergie tout en limitant les changements climatiques. Renaud BETTIN, Responsable Programme CO2Solidaire, souhaite réagir à la déclaration de 110 organisations appelant à la « Fin du marché du carbone européen ». Au même titre que la biodiversité, la stabilité climatique peut être considérée comme un bien public mondial : chacun sur cette planète a le droit d'en bénéficier. Les émissions de gaz à effet de serre contribuent au dérèglement du climat. Elles ont donc un impact négatif sans que celui-ci ne soit pris en compte dans les secteurs de l'économie mondiale.

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Il existe 3 principaux mécanismes économiques pour limiter les émissions de CO2 : la fiscalité, la réglementation et le système d'échange de quotas d'émissions. La fiscalité (taxe carbone) et le système d'échange de quotas d'émissions ont l'avantage d'influencer le comportement des acteurs économiques qui ont le choix d'agir ou de payer. Par contre, ces mécanismes ont l'inconvénient de peser sur le pouvoir d'achat des ménages et la compétitivité des entreprises. En théorie, une tonne de CO2 qui coûte 30 € à celui qui l'émet incite ce dernier à agir pour l'éviter. Mais à 5 €, prix actuel du quota d'émission, l'incitation est trop faible pour engager la société dans une transition énergétique. Sur ce point, l'association GERES reconnaît que le système ne fonctionne pas. des ajustements sont à prévoir.

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Les ONG de développement comme le GERES font face à un fléchissement tendanciel des financements institutionnels. La finance carbone fait partie des opportunités de financements. Grâce au projet de diffusion de cuiseurs améliorés menés au Cambodge depuis 1997, le GERES a permis à plus de 360 000 ménages, soit plus d'1,5 million de personnes de réduire leur consommation de charbon et par conséquent leur précarité énergétique. Le renforcement de la filière économique locale, clef de voûte du projet, a également eu un impact très positif. Ces résultats ont été atteints grâce à la finance carbone. Pour le GERES, la finance carbone n'est pas une finalité. C'est un moyen pour qu'un maximum de personnes bénéficie de solutions énergétiques éprouvées.

lundi, 11 mars 2013

Mettre fin au marché du carbone européen

Voici la déclaration de 110 organisations dont la Confédération Paysanne pour la France : Il est temps de mettre fin au marché du carbone européen

Après sept ans d’échecs, les déclarations de l’Union Européenne (UE) sur sa capacité à ‘corriger’ le Système Communautaire d’Echange de Quotas d’Emission (SCEQE), le marché du carbone européen, totalement défaillant, n’ont plus aucune crédibilité. Nous pensons que le marché du carbone européen doit être supprimé avant 2020 pour laisser place à des mesures en faveur du climat qui fonctionnent.

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Le marché du carbone européen, politique phare de l’UE face au changement climatique, a été mis en place en 2005 et a donné lieu au plus grand marché de carbone du monde. Ce marché inclut des systèmes ‘de quotas et d’échanges’ et de ‘compensation’ qui permettent aux participants d’acheter et de vendre des permis d’émissions ainsi que des crédits de compensation carbone afin de respecter leurs objectifs de réduction d’émissions ou bien simplement de tirer profit du marché. L’idée est de rendre rentable la réduction des émissions de gaz à effet de serre industrielles d’une en créant des incitations pour des innovations favorables au climat afin d’orienter ainsi l’industrie sur une trajectoire faible en carbone.


Mais ce dispositif a échoué. L’obsession de l’UE sur ‘le prix’ comme vecteur de changement ne l’a pas seulement enfermée dans un système économique dépendant des industries extractives polluantes – avec une augmentation rapide des émissions liées aux combustibles fossiles en 2010 et 2011. Cet échec est également voué à s’étendre plus largement dans la mesure où le marché carbone européen est utilisé comme modèle pour d’autres marchés de ce type dans des pays comme le Brésil et l’Australie et comme modèle pour des marchés portant sur les ‘services écosystémiques’ liés à la biodiversité, l’eau et les sols.

Pour lire la suite de cette déclaration commune des 110 organisations : scrap-the-euets.makenoise.org

mercredi, 09 janvier 2013

Développement et aménagement durables

Projet de loi de finances pour 2013

Écologie, développement et aménagement durables : pêche et aquaculture

2. Le défi environnemental : le souci d'une pêche durable.

a) Préserver la ressource halieutique.

Les années 1970 et 1980 ont été marquées par une progression spectaculaire de la pêche dans toutes les régions du monde. Dans le livre vert de 2009, la Commission européenne constatait que 82 % des stocks en Méditerranée et 63 % des stocks dans l'Atlantique faisaient l'objet de surexploitation. La préservation de la ressource constitue un enjeu environnemental mais aussi économique car, à terme, la rareté de la ressource menace la pérennité même de l'activité de pêche.

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b) Un défi au carrefour de l'environnemental et du social : lutter contre le gâchis.

Les rejets en mer constituent un gâchis. La Commission européenne estime que 23 % des prises sont aujourd'hui rejetées en mer, toutes pêcheries confondues. Ces chiffres sont invérifiables et certainement très variables selon les zones de pêches, les types de pêche, et les espèces concernées. Les poissons rejetés en mer sont la plupart du temps morts. La lutte contre les rejets est une nécessité.

Pour en savoir plus, on peut consulter le Projet de loi de finances pour 2013 sur le site senat.fr

jeudi, 13 décembre 2012

Les bouchons coûtent 623 euros par foyer

Les embouteillages coûtent 5,55 milliards d'euros par an à la France, soit 623 euros par foyer se déplaçant en voiture, notamment en heures de travail perdues et en surconsommation de carburant.

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Paris concentre à elle seule 40 % des bouchons et les conducteurs passent chaque année 57,8 heures bloqués dans les encombrements de la capitale, contre 45 heures à Lyon, 36,7 heures à Strasbourg et 21,8 heures à Clermont-Ferrand. Rester immobilisé dans les bouchons parisiens coûte 11,7 euros de l'heure contre une moyenne nationale de 9,50 euros. Enfin, les coûts annuels pour les foyers se rendant au travail en voiture sont plus élevés à Paris que dans le reste de la France, se montant à environ 934 euros chaque année.

Source : lemonde.fr

jeudi, 01 novembre 2012

Le gaz de schiste est une catastrophe financière

L'exploitation du gaz de schiste est non seulement une catastrophe écologique mais aussi une catastrophe financière pour beaucoup d'entreprises américaines. Chesapeake Energy, un des leaders de l'industrie américaine, pourrait se trouver en faillite l'année prochaine. En août 2012 BHP Billiton Ltd a dû réduire de 2,84 milliards de dollars la valeur d'une partie de ses actifs en gaz de schiste aux États-Unis, lesquels avaient été achetés 4,75 milliards de dollars seulement dix-huit mois plus tôt.

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En juillet, deux autres sociétés, BG Group Plc. et Encana Corp, ont annoncé une réduction de plus de 3 milliards de dollars de leurs actifs en gaz de schiste. Noble Energy Inc, Exco Resources Inc et Quicksilver Resources Inc ont annoncé au total plusieurs centaines de millions de dollars de dévalorisations. En juin 2012, le Texan Rex Tillerson, PDG d'Exxon, le plus grand producteur de gaz de schiste, a résumé ainsi la situation : «Nous perdons tous nos chemises aujourd'hui. Nous ne faisons pas d'argent. Tous les signaux sont au rouge». Il y a un an et demi, Alexandre Medvedev, haut responsable de Gazprom contrôlé par l'État, a prévu la ruine de cette activité. En février 2011, il a comparé le boom du gaz de schiste à la bulle Internet, « qui a énormément enflé avant de s'aplatir dans une dimension rationnelle et logique ». Il a su évaluer le prix auquel les producteurs américains devraient vendre leur gaz de schiste : « La production massive de gaz de schiste est impossible pour un cours inférieur à 6-8 dollars par million de BTU (Le British Thermal Unit est une unité d'énergie anglo-saxonne qui est définie par la quantité de chaleur nécessaire pour élever la température d'une livre anglaise d'eau d'un degré F° à la pression constante d'une atmosphère) ». Soit le double du prix d'exploitation du gaz naturel.

Source : La Tribune

vendredi, 12 octobre 2012

Bientôt un milliard de véhicules sur les routes.

Poussée par les économies dynamiques et notamment la Chine, la production automobile poursuit sa progression mondiale. Plus d'un milliard de véhicules devraient sillonner les routes de notre planète d'ici la fin de l'année 2012. En 2011, plus de 210 000 véhicules par jour sortent des usines soit légèrement plus que d'humains supplémentaires chaque jour sur Terre. La croissance soutenue n'est pas le fait des économies comme celle de la France : de janvier à août 2012, le nombre d'immatriculation des véhicules légers a diminué de près de 13% par rapport à la même période en 2011. Par contre, dans le même temps, les ventes de véhicules en Chine ont progressé de 4,1 %. Depuis 10 ans, la flotte de voitures particulières en Chine augmente de 25% tous les ans. Bientôt un milliard de véhicules sur les routes.

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Ainsi, le Worlwatch Institute estime que 979 millions de véhicules sillonnaient les routes du monde en 2011, soit 30 millions de plus qu'en 2010. Fin 2012, le nombre de véhicules sur la planète aura atteint 1 milliard, soit 1 pour 7 humains. La production de véhicules électriques et hybrides reste négligeable. Actuellement, les véhicules hybrides représentent moins de 2% des véhicules fabriqués dans le monde.

Pour en savoir plus, on peut consulter le site notre-planete.info

samedi, 06 octobre 2012

L’obsolescence programmée

Un téléphone portable est remplacé en moyenne tous les 2 ans alors qu’il pourrait fonctionner 5 fois plus longtemps. Une étude l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, ADEME, propose des pistes pour inverser la tendance. 4 durées existent : la durée de fonctionnement, la durée d’usage, la durée de détention et la durée d’existence. L’obsolescence est due à l’impossibilité de réparer un produit, faute de pièces détachées ou seulement liée à l’incompatibilité entre un logiciel et la réactualisation d’un système d’exploitation. Parfois, elle est le fruit d’un changement de mode, lorsque l’esthétique du produit ne plaît plus au consommateur. Sans oublier l’obsolescence programmée, stratagème par lequel un bien voit sa durée normative réduite dès sa conception, limitant ainsi sa durée de vie d’usage pour des raisons économiques.

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Les auteurs de l'étude proposent de définir précisément la durée de vie des produits, des indicateurs de mesure, des méthodes d’analyse transparentes, des normes et des contrôles, d'accroître les connaissances sur l’impact environnemental des produits, de comparer le réemploi au recyclage, de sensibiliser les consommateurs et les professionnels aux atouts d’une durée de vie prolongée et à la limitation d’un remplacement prématuré. La promotion de la réparation s’impose, tout comme le réemploi et l’économie de fonctionnalité comme la location.
Pour en savoir plus, lire l'article de l'ADEME

lundi, 01 octobre 2012

Des maths pour spéculer

En principe, les marchés financiers devraient être des outils de partage des risques, donc utiles à l’économie réelle. De même la titrisation des crédits immobiliers, encadrée et gérée avec une grande prudence, devait permettre de relancer l’industrie américaine du bâtiment avec des risques limités et contrôlés. Mais la gestion d’avoirs essentiellement immatériels, les exigences de bénéfices rapides imposées par certains actionnaires, et la pratique des bonus démesurés versés chaque année aux traders incitent à des comportements nuisibles à l’économie et encore plus grave, désastreux pour les familles pauvres.

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L’émission de produits financiers complexes, comme les subprimes, est précédée d’études théoriques qui utilisent des concepts mathématiques élaborés. Ces outils mathématiques devraient servir à modéliser l’évolution des prix de marché d’actifs liquides, à établir des prix de transaction équitables pour certaines options, et à construire des stratégies efficaces de gestion de certains risques. Aussi les mathématiciens enseignent des théories mathématiques qui servent en gestion de produits financiers. Les scientifiques ont un devoir d’alerte quand ils peuvent mettre en évidence un danger collectif, un dévoiement de leurs recherches et des conséquences de leurs enseignements. A cet égard, les mathématiciens ont une responsabilité particulière. L’idée commune au sujet des mathématiques est qu'elles sont abstraites, sans rapport avec le monde réel. La finance, la physique, l’informatique, fournissent des contre-exemples. Bien au contraire, les mathématiques offrent une puissance de modélisation indispensable pour traiter des risques encourus. Les outils les plus sophistiqués de la théorie des probabilités permettent de prendre en compte les incertitudes de modélisation, ou de simulation numérique, de phénomènes aussi complexes que le repliement de protéines, l’évolution de fissures dans des cuves de réacteurs nucléaires, le réchauffement climatique, les effets sur l’économie mondiale d’une taxe Tobin sur les flux financiers. Exprimés sous forme de modèles mathématiques et d’équations, les risques deviennent, au moins en partie, objectifs et quantifiables. Le pouvoir politique dispose alors d’informations utiles pour que la minimisation des risques, plutôt que la maximisation des profits, soit un objectif prioritaire.

Source : images.math.cnrs.fr

mercredi, 29 août 2012

Une évaluation économique des écosystèmes

A l’occasion de la Semaine Mondiale de l’Eau, qui se déroule à Stockholm du 26 au 31 Août prochain, 2500 experts et de 200 organisations venues de 100 pays se réunissent. Cette 22e édition de la Semaine est organisée par l'Institut international de l'eau de Stockholm. Son directeur, Per Bertilsson, a souligné que dans l'avenir l'humanité serait confrontée au défaut des ressources hydriques c'est pourquoi « il serait nécessaire de l'utiliser d'une façon plus efficace et de revoir les approches quant à la production, au commerce et à la consommation des denrées alimentaires ».


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Le forum vise à réunir les efforts des scientifiques, des hommes politiques, des organisations sociales et d'Etat en vue de gérer d'une manière plus efficace les ressources hydriques. selon WWF, s’il est possible de s’interroger sur la pertinence d’une évaluation économique des écosystèmes, qui risque de réduire ces derniers à un bien marchand, il reste évident que sans valeur monétaire, les écosystèmes d’eau douce, en particulier les zones humides, peuvent paraître insignifiants et sans valeur aux yeux de nombreux décideurs.


Source : actualites-news-environnement.com

mardi, 21 août 2012

Dragon des Neiges a traversé l'Arctique

La fonte de la mer de glace, flottant sur l’Océan Arctique, est en passe de battre le record atteint en 2007, rendant la région plus accessible mais menaçant le mode de vie des peuples indigènes et de la biodiversité. La mer de glace atteindra son niveau le plus bas en Septembre avant de croître à nouveau à l’approche de l’hiver.

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Le briseur de glace Xuelong, ou Dragon des Neiges, est devenu le premier navire de la Chine à traverser l’Océan Arctique, soulignant l’intérêt croissant de la Chine pour cette région isolée où une fonte de la glace sans précédent liée au changement climatique pourrait ouvrir de nouvelles voies commerciales. Le passage du Nord-Est est de plus en plus emprunté: en 2010, quatre navires l'ont pris, mais ils étaient 34 en 2011 et seront encore plus nombreux cette année. Le Xuelong, seul brise-glace que possède la Chine, a été acheté à l'Ukraine en 1993. Un autre brise-glace de 8000 tonnes, assemblé en Chine et conçu avec l'aide d'une société finlandaise, doit être mis à l'eau en 2014. La Chine, deuxième économie mondiale, étend sa portée à l’Arctique, qui est riche en pétrole et en gaz et est une route de navigation commerciale potentielle entre l’Atlantique nord et le Pacifique.

Source AFP
Pour en savoir plus, on peut consulter le site actualites-news-environnement.com

mardi, 17 juillet 2012

La banane à la base de l'alimentation

La banane est une plante qui a une grande importance économique. Elle est à la base de l'alimentation d'une grande part de la population mondiale. L'équipe de scientifiques du Centre de coopération international en recherche agronomique pour le développement (Cirad) et du Centre national du séquençage (CEA Génoscope) a publié le résultat de ses recherches sur le génome de la banane dans la revue "Nature" de ce mercredi 11 juillet 2012. 

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Le génome porte l'ensemble de l'information génétique héréditaire d'une espèce. Son séquençage permet d'isoler les paires de base qui le constituent afin de pouvoir le déchiffrer. Le patrimoine génétique de la banane compte 520 millions de paires de base. Les recherches ont ainsi permis d'identifier les 36 000 gènes que la banane comporte. A titre de comparaison, l'homme en compte 23 000. A l'état sauvage, la banane comporte énormément de graines qui la rendent impropre à la consommation. Les variétés de bananes consommées sont donc nécessairement stériles. Les bananes sont alors clonées pour permettre la production d'autres fruits. Clonés à l'infini, les bananiers deviennent plus vulnérables aux attaques d'insectes et de champignons. L'enjeu central du séquençage du génome de la banane est de pouvoir ensuite modifier le patrimoine génétique de ce fruit afin de le rendre plus résistant aux agressions extérieures. Avec le séquençage du génome, les plantations de bananes pourraient peut-être survivre sans une utilisation massive d'insecticides et de pesticides nocifs.

Source : quoi.info

mardi, 31 mai 2011

Le Bonheur Intérieur Brut

La France, cinquième pays le plus riche pour son Produit Intérieur Brut (PIB), n'est qu'à la vingt-quatrième place pour son niveau de vie par habitant. Depuis ce mardi 24 mai 2011, les trente quatre pays membres de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) peuvent calculer et comparer le Bonheur Intérieur Brut (BIB) de leurs habitants. La France se situe dans la moyenne.

L'OCDE a établi, à partir d'études statistiques et de sondages, une liste de onze critères objectifs mais aussi subjectifs : les revenus, le logement, l’emploi, la santé, la sécurité, la vie en communauté, la gouvernance, l’éducation, l’environnement, le sentiment de satisfaction personnelle, l'équilibre entre la vie professionnelle et la vie de famille.

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On peut consulter le site de l'OCDE. Officiellement, l’OCDE recommande d’effectuer son propre classement en fonction de ses critères de bien-être. Les critères sont notés de 1 à 10, et le poids accordé à chaque critère dépend de l'internaute, qui peut lui donner une importance de 1 à 5 pour établir son indicateur personnel.

Pour en savoir plus, on peut consulter le site suite101.fr

lundi, 25 avril 2011

L'organisation collective de la vie.

Elinor Ostrom, première femme récompensée par un prix Nobel d'économie pour ses travaux sur l'organisation collective de la vie, travaille sur les communs, cette forme spécifique de propriété et de gouvernance qui place les décisions collectives des communautés au centre du jeu socioéconomique. Cette question des biens communs devient un outil pour penser en adéquation avec les questions du siècle qui débute : crise écologique, irruption des réseaux numériques, économie de la connaissance, modification profonde des régimes de production, redéfinition des droits de propriété immatérielle.

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Le grand apport d'Elinor Ostrom est dans la distinction entre les « communs considérés comme des ressources » et les « communs considérés comme une forme spécifique de propriété ». Cette conception prend de plus en plus d'importance avec l'intégration des préoccupations écologiques dans l'économie. La notion de communs devient attachée à une forme de gouvernance particulière. Il s'agit pour la communauté concernée de les créer, de les maintenir, de les préserver, d'assurer leur renouvellement, non dans un musée de la nature, mais bien comme des ressources qui doivent rester disponibles, qu'il faut éviter d'épuiser. Il n'y a de communs qu'avec les communautés qui les gèrent, qu'elles soient locales, auto-organisées ou ayant des règles collectives fortes, y compris des lois et des décisions de justice. Les communs sont des lieux d'expression de la société et, à ce titre, des lieux de résolution de conflits.

On peut s'informer en consultant le site alternatives-economiques.fr

vendredi, 15 avril 2011

L'acceptabilité des risques est variable

L'acceptabilité sociale des risques est fortement liée à leur gestion à travers un ensemble de procédures, de controverses, d'expertises. Un risque est considéré comme acceptable ou tolérable par une personne ou une collectivité lorsqu'elle peut en supporter les conséquences, les dommages, au regard de sa probabilité d’occurrence. L'acceptabilité est variable dans le temps et dans l'espace. Les législations et les réglementations, en fixant des normes, des seuils, des compensations, témoignent de ces évolutions et de cette variabilité spatiale et temporelle.

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Dans les sociétés contemporaines développées, les catastrophes sont de moins en moins bien acceptées, d'autant plus qu'elles semblent échapper au contrôle des spécialistes et des experts. Le passage à des sociétés plus individualistes a pu favoriser le développement de sentiments d'insécurité, rendant plus intolérable la réalisation du risque.

Une déclinaison économique de cette notion consiste à déterminer le montant maximal que les sociétés sont prêtes à payer pour bénéficier d'une protection contre les risques. Des analyses coût-avantage ou coût-bénéfice sont généralement un préalable à l’évaluation du consentement à payer. Elles permettent de chiffrer le coût d’un ouvrage de protection, calibré pour un aléa d’une intensité donnée et les bénéfices qu’il induit. Ces analyses permettent de trouver le juste calibrage des ouvrages de protection comparativement aux bénéfices escomptés.

Pour consulter un glossaire pour identifier et comprendre des mots-clefs, on peut se connecter sur le site geoconfluences.ens-lyon.fr

mercredi, 09 mars 2011

Bâtir une nouvelle société

Cette année, la quatrième édition de l'Université de la Terre se tiendra à Paris, à l'Unesco, les samedi 2 et dimanche 3 avril 2011. C'est un rendez-vous de la connaissance qui réunit des dirigeants d’entreprise, des scientifiques, des économistes, des politiques, des hommes de religion, des sociologues, tous conscients des défis majeurs qui menacent notre planète, à témoigner et à partager leur expertise, leur vision du monde d’aujourd’hui et de demain.
Le thème retenu cette année est : Bâtir une nouvelle société, en plaçant l'Homme au cœur des débats.

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Voici quelques-uns des 21 débats programmés sur les deux journées :

S'engager aujourd'hui pour transformer demain,
Vaincre la faim ou comment nourrir 7 milliards d'hommes ?
Comment changer la ville pour rendre la vie meilleure ?
Entre performance économique et cohésion sociale : quelle place pour l'homme ?
Bâtir une nouvelle société en repensant la productivité de la terre...

Pour s'inscrire gratuitement en ligne, on peut se connecter sur le site universitedelaterre.com