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jeudi, 16 octobre 2014

Le trait de côte recule

Depuis quelques années, les riverains et pêcheurs de bord de mer ont pu remarquer une modification du paysage dunaire et de la plage avec une régénération en sable moindre, des blockhaus se sont retrouvés au milieu des eaux. Des dunes ont disparu. Certes, le recul du trait de côte est en moyenne de 1 à 3 mètres par an, un phénomène observé sur la plupart des littoraux du globe, et peut croître jusqu'à 5 ou 7 mètres en cas de tempêtes, telles Xynthia, Christine, Brigitte et sans oublier Hercule.

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A Lacanau, les travaux de renforcement du front de mer ont repris et les pelleteuses au travail sur la plage centrale de la station en témoignent. Les cicatrices laissées par les épisodes météorologiques peu cléments de l'hiver 2013 sont donc encore visibles pour les promeneurs du front de mer. Une course contre le temps puisque cette reconstruction des protections littorales doit être achevée en décembre avant d'éventuels nouveaux assauts hivernaux de l'océan. Sur le littoral aquitain, on envisage de plus en plus sérieusement, à terme, de déplacer les activités touristiques et économiques vers l'intérieur des terres.

Source : aqui.fr

jeudi, 06 mars 2014

Le littoral aquitain touché par les fortes houles

Le littoral aquitain a été le plus touché par les fortes houles de l’hiver. Essentiellement constitué de plages et de dunes sableuses, 238 km sur 270, il est particulièrement vulnérable au phénomène de l’érosion côtière comme au risque de submersion. Selon le chef de projet littoral au Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM, la côte sableuse recule en moyenne d’un à trois mètres par an, avec des pointes de six à dix mètres. Mais, depuis le début de l’hiver, on a mesuré une érosion sur la côte aquitaine de cinq mètres, avec localement des reculs de vingt mètres. Les plages se sont abaissées, avec des différences d’altitude de deux mètres entre les relevés de 2013 et ceux de janvier 2014. L’impact de ces tempêtes a été supérieur à celui de la tempête Xynthia en février 2010.

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L’érosion marine du littoral est un phénomène naturel : les plages sont rabotées en hiver lorsque les vagues montent à l’assaut des dunes. Au printemps et en été, elles ont tendance à «engraisser» avec le retour progressif du sable ou des galets. La différence entre ablation et gain mesure le recul du trait de côte. Le premier des facteurs qui contribuent à l’érosion est le réchauffement climatique de la planète, en cours depuis la dernière glaciation, entre 80 000 et 10 000 ans avant aujourd’hui. La dilatation thermique des océans engendre une élévation de leur niveau qui est aujourd’hui accentuée par la fonte des glaces polaires et continentales. L’érosion est aussi accentuée par la pénurie des sédiments charriés dans la mer par les fleuves. Un déficit provoqué par l’extraction des granulats marins et de galets sur les plages, et par la construction de barrages sur les fleuves qui retiennent les alluvions en amont.

Source : liberation.fr

lundi, 18 novembre 2013

1 % des terres sont dégradées chaque année

La fertilité des terres était un mystère pour les anciens qui parlaient parfois de sols qui se fatiguaient ou étaient malades. La solution était alors de se déplacer jusqu’à ce qu'ils se rétablissent. Ces dernières décennies ont connu une augmentation sans précédent des productions alimentaires, avec certaines conséquences : réchauffement climatique, pollution des rivières et des lacs, mais aussi dégradation des sols eux-mêmes. L’amélioration de la technologie agricole, l’utilisation de fertilisants, l’irrigation et le labour ont donné un faux sentiment de sécurité alimentaire. Selon un article publié dans la revue Science, la productivité de nombreuses terres dans le monde a drastiquement diminué, environ 1 % des terres sont dégradées chaque année. La situation est particulièrement préoccupante en Afrique, continent sur lequel il faudra accroître les cultures dans l’avenir. Mais l’érosion a réduit les rendements de 8 % et l’épuisement nutritif des sols est courant.

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La dégradation des sols peut être la conséquence de plusieurs phénomènes : l’érosion, l’accumulation de sel, la perte de substances nutritives, mais aussi la rupture de l’équilibre microbien. Par exemple, les sols sans couvert végétal sont plus sensibles à l’érosion : les eaux et le vent emmènent progressivement des substances nutritives. L’accumulation de sel dans les sols est une conséquence de l’irrigation des terres lorsqu’elle est pratiquée dans des régions qui enregistrent peu de précipitations. Un deuxième article publié dans le même numéro de Science s’intéresse à la diversité microbienne des sols de prairie dans le Midwest américain. En effet, des décennies d’agriculture ont fortement détérioré cet écosystème et sa diversité microbienne.

Source : futura-sciences.com

vendredi, 07 juin 2013

Adopter l’agriculture de conservation

Le labourage des sols, la culture sur brûlis sont des techniques très répandues notamment dans les pays du sud, or ces techniques renouvelées aboutissent à un appauvrissement du sol, à l’érosion des sols elle-même entraînant des glissements de terrain, une modification du paysage, une mauvaise filtration de l’eau et un non stockage du CO2 dans le sol.


Approche de l'agriculture de conservation par robinletellier
Suite à de fortes érosions des plaines aux Etats Unis et de la région de Parana au Brésil, différentes techniques ont été mises au point pour lutter contre l’appauvrissement et l’érosion du sol. Il en découle les 3 grands principes de l’agriculture de conservation : un moindre travail du sol, c'est-à-dire pas de labourage, pas de brûlis, la diversification des cultures par rotation, certaines plantes peuvent être bénéfiques à d’autres, une couverture permanente du sol. en disposant de la paille entre les semis. Ceci permet de diminuer l’évaporation de l’eau, stocker plus de CO2, lutter contre les mauvaises herbes et apporter des nutriments au sol.

Selon Theodor FRIEDRICH de la FAO, l’agriculture de conservation représente actuellement 117 millions d’hectares dans le Monde et augmente chaque année de 6 millions d’hectares essentiellement en Amérique, en Australie et plus récemment en Asie. L’érosion hydrique au Brésil, le problème de sécheresse en Australie et au Kazakhstan, l’érosion éolienne dans les prairies du Canada et les coûts de production ont été à l’origine de l’adoption de l’Agriculture de conservation. Plus récemment, les problèmes environnementaux causés par l’agriculture traditionnelle ont amené les principaux pays notamment en Asie à adopter l’agriculture de conservation.

Source : actions-biodiversite.org

vendredi, 24 février 2012

Il y a 3.000 ans, l’Homme pratiquait déjà la déforestation

Il y a 3.000 ans déjà, l’Homme pratiquait la déforestation en Afrique centrale. C’est ce que démontre une étude de chercheurs de l’Ifremer, publiée dans la revue Science. Selon eux, les Hommes auraient abattu des arbres de la forêt tropicale humide du centre de l’Afrique afin de pratiquer l'agriculture.

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C’est en analysant les sédiments déposés au fond de l’embouchure du fleuve Congo que Germain Bayon et ses collègues en sont venus à cette hypothèse. Ils ont réalisé des carottages et les quantités d’argile, d’aluminium et de potassium ont été analysées. L’argile est un très bon indicateur des précipitations car elle est fortement soumise au phénomène d’érosion. Quant à l’aluminium (Al) et au potassium (K), ils ont des mobilités bien différentes. En mesurant le ratio de ces deux éléments dans les carottes, il est possible d’effectuer des interprétations concernant l’érosion. Plus le ratio est grand, plus l’érosion a été importante.

Les données sédimentaires montrent que le changement climatique n'aurait pas pu à lui seul transformer la forêt en savane.

Source : futura-sciences.com/fr

jeudi, 08 septembre 2011

L'érosion de la Dune de l'Amélie

Le site de la Dune de l'Amélie est situé sur la commune de Soulac-sur-Mer à 10 km de l'embouchure de la Gironde et s'étend sur une superficie de 32 hectares. C'est une portion du long cordon sableux qui borde la côte Aquitaine sur près de 200 km, la plus grande plage d'Europe.
Pour accéder à la dune, il faut préalablement traverser l'espace confiné d'une forêt dense avant de déboucher sur l'immensité de l'Océan et des plages de sable à perte de vue que l'on peut observer du haut de la dune.

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Ici, la dune est en fait une abrupte falaise de sable de près de 8 m de dénivelé. En effet, le site est soumis à une érosion marine particulièrement active du fait de l'action combinée de la houle vers le Sud et des violents courants de marée de l'estuaire de la Gironde vers le Nord. La dune est littéralement amputée et le site progressivement grignoté. En 1950, la largeur du site était de 311m alors qu'elle n'était plus que de 208 m en 1998. Et le phénomène s'accélère encore ces dernières années avec désormais un recul de plus de 7 m par an.
Par endroit, la dune a totalement disparue et la mer ronge les espaces boisés. On peut d'ailleurs observer une adaptation de la végétation. La flore forestière, désormais soumise au vent et aux embruns est en train de disparaître. Des espèces caractéristiques de la dune s'installeraient probablement, si l'Océan leur en laissait le temps.

Pour en savoir plus, on peut consulter le site du Conservatoire du littoral

vendredi, 12 août 2011

Des fascines pour lutter contre l'érosion

Avec le temps, des rebords naturels en argile peuvent s'effriter, s'effondrer. Pour lutter contre l'érosion des berges il existe une technique autre que l'empierrement artificiel : la réalisation de fascines, treillage naturel en châtaignier et saule pour stabiliser les berges.

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Des piquets sont enfoncés tous les 40 cm. Des branches de saule sont ensuite tressées et enchevêtrées sur cette armature afin de réaliser une paroi solide pour retenir la terre. Toutes les formes sont permises, lignes droites, courbes... grâce à la souplesse des branches de saule qui se permettent parfois de reprendre et de faire de nouvelles pousses.

La végétalisation de ces talus est importante pour éviter le lessivage lors de pluies importantes et violentes. Ici des plants de lysimmachia nummularia aurea (couvre-sol) et d'astilbes japonaises ont été installés. On peut aussi recourir à des plantations d'arbustes, de vivaces appréciant les terres fraîches (hémérocalles, hosta, fougères...), des bambous pour les terrains bien drainés ...

Pour en savoir plus on peut consulter le site passionbassin.com