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mardi, 15 avril 2014

46% des espèces de bourdons en déclin

Les bourdons, à l'instar des autres pollinisateurs, jouent un rôle crucial dans la production alimentaire. Ils permettent la reproduction des végétaux et améliorent la production agricole, notamment celle d'aliments tels que les tomates, les poivrons et de nombreux autres fruits, légumes et graines que nous consommons. Sur les cinq principaux pollinisateurs des cultures européennes, trois sont des bourdons.

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Selon Ana Nieto, spécialiste de la biodiversité européenne à l'UICN et coordinatrice d'une étude récente, une proportion si élevée de bourdons menacés peut avoir des conséquences graves pour notre production alimentaire. Il faut protéger les espèces de bourdons et leurs habitats, restaurer les écosystèmes dégradés et promouvoir des pratiques agricoles respectueuses de la biodiversité afin d'inverser ces tendances négatives chez les populations européennes de bourdons. D'après l'étude, les effectifs de 46% des espèces de bourdons d'Europe sont en déclin, 29% sont stables et 13% en croissance. Le changement climatique, l'intensification de l'agriculture et les changements dans l'utilisation des terres agricoles sont les menaces principales auxquelles ces espèces sont confrontées. La pollution découlant des déchets agricoles et la destruction de leurs habitats liée à l'urbanisation contribuent aussi à leur régression.


Source : notre-planete.info

jeudi, 07 mars 2013

Sensibles aux champs électriques des fleurs

Les scientifiques de l'université de Bristol viennent de découvrir chez le bourdon une nouvelle modalité perceptive autre que la couleur, les motifs, la forme, l'odeur, le degré d'humidité, la température : les champs électriques naturels entourant les fleurs et d'utiliser cette signature pour butiner plus efficacement dans les massifs proches de son nid. Les biologistes savent depuis plus de trente ans que les insectes volants, tout comme les fleurs, sont électriquement chargés. Les premiers ont un potentiel électrique positif, tandis que les secondes sont chargées négativement. Cette différence favorise le transfert du pollen entre la plante et les insectes. Mais jusqu'alors le rôle de ces champs électriques très minimes dans le repérage des fleurs n'avait pas été étudié. C'est ce que viennent de faire les scientifiques de l'université de Bristol.

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Les chercheurs ont effectué des mesures sur des pétunias. Ils ont constaté que la visite d'un bourdon modifie le potentiel électrique de la fleur de 25 millivolts pendant environ 100 secondes. Ils ont testé la capacité des bourdons à différencier des fleurs artificielles. Certaines de ces fleurs contenaient du sucrose et présentaient un potentiel électrique de 30 V en courant continu, d'autres proposaient une solution amère et étaient reliées électriquement à la terre. Rapidement, les bourdons montraient une préférence pour les premières, mais quand celles-ci étaient reliées à la terre ils visitaient indifféremment les deux types de fleurs, comme s'ils avaient perdu un précieux indice. La découverte de cette sensibilité aux champs électriques permet de mieux comprendre les informations prises en compte par les bourdons et cela pose la question de l'impact potentiel des champs électromagnétiques artificiels issus de l'activité humaine, comme les téléphones et les lignes à haute tension, sur le comportement des bourdons et des autres insectes pollinisateurs.

Source : lemonde.fr

samedi, 20 juin 2009

Dessine-moi un bourdon

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La coloration des bourdons étant extrêmement variable d'une espèce à l'autre, et également suivant les sexes au sein d'une même espèce, avec des variations parfois subtiles pour un oeil non exercé, il peut s'avérer utile d'utiliser une silhouette simplifiée pour représenter les bandes de couleur, leurs nuances et leur position.

bourdons-dessin.gifLes travaux de Paul Williams sur le genre Bombus en 2006 n'avaient pas pour but de faciliter l'identification mais de mettre en évidence la distribution mondiale des patterns de coloration des bourdons pour rechercher d'éventuelles corrélations avec la thermorégulation ou le mimétisme Müllérien (coloration avertissante). Le protocole d'étude défini pour la collecte des données utilise une silhouette découpée en 23 zones sur la vue dorsale d'un bourdon (plus précisément, d'une ouvrière), ainsi que 7 classes de couleurs.

Pour en savoir plus sur la méthode "Dessine-moi un bourdon" on peut consulter le site butinages.over-blog.fr

 

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samedi, 13 juin 2009

Faire un geste pour la biodiversité en photographiant les bourdons

Faire un geste pour la biodiversité en photographiant les bourdons de son jardin et en participant à l'enquête lancée par Noé Conservation, le Muséum national d’Histoire naturelle et l’association Asterella.

bourdons01.jpgLes différentes espèces de bourdons sont parfois très difficiles à identifier. Dans le cadre de l’Observatoire des Bourdons, actuellement en phase de test dans 24 départements français, les bourdons ont donc été regroupés par patterns, c'est à dire un type de bourdon caractérisé par une succession de bandes de couleurs présentes sur son abdomen, et non par espèce, afin que tous les participants puissent facilement recenser les bourdons présents dans les jardins.

Pour pourvoir étendre l’Observatoire des Bourdons à l’ensemble des départements français en 2010, les scientifiques doivent connaître l’ensemble des patterns existants, et vérifier qu’aucun pattern n’aurait été oublié dans une région ou l’autre.
L'objectif est donc d'aider les scientifiques à recenser les différents patterns de bourdons en France et réaliser ce grand inventaire en envoyant les photos des bourdons de son jardin.

 

bourdons02.jpgAvec son appareil photo en main, on peut rechercher les bourdons dans les parties les plus ensoleillées et fleuries du jardin, s'approcher sans geste brusque à une distance suffisante pour que sur la photo le bourdon soit bien visible. Puis envoyer par courrier électronique ses photos en se connectant sur le site noeconservation.org et ainsi participer au maintien de la biodiversité dans son environnement proche.

mercredi, 18 février 2009

Conférence sur le rôle des pollinisateurs sauvages

Conférence sur le rôle des pollinisateurs sauvages, le 21 février 2009, de 14 h à 17 h, à Natureparif, 84 rue de Grenelle, 75007 Paris. Tél 01.75.77.79.00. Entrée libre

abeille-sauvage.jpgÀ l’heure où les abeilles et pollinisateurs se font moins nombreux, Natureparif, l'agence régionale pour la nature et la biodiversité en Île-de-France, organise une conférence publique et propose de faire un tour d’horizon du monde des abeilles sauvages. L'objectif de cette conférence est de mieux connaître les abeilles sauvages et de répondre aux questions suivantes : qui sont-elles ? Comment les reconnaître ? Pourquoi sont-elles indispensables ? Comment les préserver et comment les favoriser ? Cette rencontre permettra de donner des conseils à suivre pour favoriser la diversité de ces pollinisateurs sauvages.
La conférence se déroulera en deux étapes : un exposé par le spécialiste Serge Gadoum, entomologiste et chargé de projet « pollinisateurs sauvages » à l’Office pour les insectes et leur environnement (Opie), puis des questions-réponses avec le public.

Selon Serge Gadoum, il existe 850 espèces d’abeilles sur le territoire national, qui peuvent être très différentes physiquement de l’abeille domestique. Elles, tout comme les autres pollinisateurs sauvages comme les bourdons et les papillons, rendent un service primordial aux êtres humains.

Ecouter :