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mercredi, 14 septembre 2011

Les tissus durables représentent 1% du marché

L'industrie textile est une des plus polluantes au monde et actuellement les tissus durables ne représentent que 1% du marché. Le projet Altertex qui réunit 40 entreprises, 2 écoles, des tricoteurs, des distributeurs, des filateurs, des tisseurs et des éditeurs a pour objectif de conquérir 20% du marché  en signant une charte engageant les partcipants à utiliser au moins 80% de fils bio, équitables et recyclés, fabriqués en Europe.

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Les premiers vêtements labellisés Altertex seront en vente au printemps 2012.

Pour en savoir plus, on peut consulter le site altertex.fr

lundi, 27 juin 2011

Doit-il choisir entre alimentation ou agrocarburants ?

Le Burkina Faso est confronté à une double insécurité : alimentaire et énergétique. Dans ce pays où la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, la production céréalière varie en dents de scie et les ménages n’ont pas tous accès à une alimentation suffisante et diversifiée. Le Burkina Faso utilise moins d’énergie qu’une commune de taille moyenne aux États-Unis. Le bois de feu domine. 15 % des zones urbaines et moins de 1 % des zones rurales sont électrifiées. Les besoins en énergie sont donc très importants et les agrocarburants peuvent être une solution envisagée par ce pays. Doit-il choisir entre alimentation ou agrocarburants ?

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Le Burkina Faso envisage de produire des huiles végétales brutes. Ce sont ces agrocarburants qui offrent le plus d’atouts. Obtenues à partir de plantes oléagineuses et de technologies simples, accessibles de l’échelle villageoise à l’échelle industrielle, elles sont destinées prioritairement aux moteurs diesel statiques (groupes électrogènes, moulins, motopompes…).
La seule huile alimentaire fabriquée dans le pays provient du coton. Au plus fort de la production cotonnière, cette huile ne couvrait que la moitié des besoins. Le pays importe de l’huile de palme à bas prix de Côte d’Ivoire et surtout d’Asie pour satisfaire une demande en expansion du fait de l’accroissement démographique. La promotion de nouvelles cultures oléagineuses comme le tournesol ou le soja, pourrait contribuer à satisfaire la demande alimentaire. Une dynamisation de ces filières pourrait être bénéfique à la fois au marché de l’alimentation et à celui de l’énergie. Reste à savoir si les terres pressenties sont réellement disponibles, c’est-à-dire si elles ne sont ni cultivées, ni pâturées, ni appropriées. Beaucoup des terres prétendument disponibles sont utilisées par les populations locales pour leur survie : cueillette, transhumance, collecte de bois de chauffe.

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groupement pré-coopératif féminin Dakupa de Karpogo /Garango

Les conditions à respecter semblent nombreuses pour que les avantages des agrocarburants l’emportent sur les inconvénients : privilégier l’usage domestique plutôt que l’exportation, appuyer l’émergence des systèmes décentralisés, localiser les cultures dédiées de façon à éviter la compétition avec les cultures vivrières, réguler le marché de l’huile alimentaire, lever les verrous techniques liés à la production et à la transformation, privilégier les projets impliquant l’agriculture familiale plutôt que l’agrobusiness.

Pour en savoir plus, on peut lire le document pdf mis en ligne par cirad.fr

samedi, 09 mai 2009

Cabas, sacs en plastique, en coton ou en papier ?

Un sac en papier émet plus de carbone et consomme trois fois plus d'eau pour sa fabrication qu'un sac en plastique.
sacs-ecologiques.pngMais pour être plus écologique, un sac en plastique doit être réutilisé plus de 4 fois, servir de sac poubelle avant de terminer dans un incinérateur. Un sac en coton doit être réutilisé au moins 20 fois pour que son bilan écologique devienne intéressant. La fabrication d'un sac pose plus de problèmes écologiques que son élimination. Parmi ces emballages, le plus performant au niveau écologique est le cabas suffisamment solide pour qu'on puisse le réutiliser régulièrement et recycler en fin de vie. Si l'on veut agir en faveur de l'environnement, le nombre de réutilisations d'un sac est plus important que la matière qui le compose.

Pour en savoir plus, on peut lire l'étude très documentée de l'ADEME (119 pages...)