mercredi, 18 novembre 2009
La potée, un plat aux nombreuses variantes
La potée, un plat aux nombreuses variantes
Une potée est constituée de trois couches de légumes :

La première couche est constituée de légumes que l'on fait revenir à feu assez vif durant 10mn. Selon la saison on utilise des oignons nouveaux, tiges comprises, des oignons de conservation, des tomates, des endives, des blettes, des poireaux...
Pour la deuxième couche, on coupe en morceaux assez gros des légumes farineux ou consistants, pommes de terre, petits pois, fèves, carottes, navets, céleri rave, différents choux...
On termine cette succession de couches par des légumes aqueux dont le jus parfumera les autres légumes, potiron, courge, courgettes, aubergines.
On ajoute un peu d'eau, on couvre et on fait cuire à feu doux durant 1 heure. On vérifie de temps en évitant de trop bouleverser les différentes couches de légumes.
On sale et poivre la potée au dernier moment selon son goût. On peut la déguster chaude ou froide et la garnir d'olives noires, pruneaux ou châtaignes grillées.
A chaque saison, à chaque région et à chaque cuisinier sa potée.
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vendredi, 23 octobre 2009
Cuisiner les fanes de légumes
Les fanes de légumes bio sont cuisinées pour découvrir de nouvelles saveurs. On prépare avec curiosité les fanes de betteraves rouges, de carottes, de navets, de radis et choux-raves, les pieds de chou brocoli ou de chou-fleur, les feuilles à l'extérieur des pommes de chou vert, les feuilles des fenouils, les tiges les plus tendres des boules de céleri rave, les feuilles vertes des blettes.
Les fanes de légumes ont des goûts différents des légumes eux-mêmes tout en gardant certaines de leurs caractéristiques. Elles peuvent même avoir des propriétés plus bénéfiques.

Dans une étude récente, des chercheurs ont découvert douze composés antioxydants, principalement des flavonoïdes, dans un extrait de fleurs, feuilles et tiges de fenouil. À l’heure actuelle, on ne sait pas si le bulbe de fenouil en contient aussi. On sait par contre que les feuilles de fenouil devraient être intégrées à notre alimentation, étant donné leurs propriétés antioxydantes.

La pelure des betteraves crues et leurs feuilles sont particulièrement riches en vitamines, notamment A et K, en minéraux et en oligo-èlements. Les feuilles de betterave contiennent de la lutéine et de la zéaxanthine, deux composés antioxydants de la famille des caroténoïdes. Une étude comparant divers légumes a démontré que le contenu en composés phénoliques du jus de feuille de betterave fraîche était le plus élevé de tous les végétaux étudiés, dépassant le contenu du jus d’épinard et de brocoli.
Pour en savoir plus, on peut consulter l'encyclopédie des aliments sur le site passeportsante.net
Ce retour à une cuisine plus diversifiée nous permet d'éviter le gaspillage et la standardisation des goûts, d'actualiser des recettes traditionnelles oubliées, de profiter de tous les bienfaits des plantes. Seules les fanes des légumes cueillis très récemment, cultivés sans pesticides, sont utilisables pour ce type de cuisine. On sait que les feuilles concentrent une grande partie de ces produits dangereux pour la santé. De plus, si elles sont fanées, elles auront déjà perdues une part importante de leurs vitamines.

Voici la liste des recettes déjà en ligne :
Omelette aux fanes de légumes
Soupe à la betterave, carottes, pommes de terre
Betteraves et carottes au cumin et paprika
Pennes aux radis
Flan de chou-rave et courgette
Crème de radis
Fanes de navets et orecchiette
Macaronis aux fanes de radis et sardines
Soupe aux fanes de radis et de poireaux
Tourte aux fanes de radis
10:22 Publié dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fanes, légumes, cuisine, betteraves, carottes, navets, fenouil, vitamines, santé, saveurs
vendredi, 16 octobre 2009
Le manifeste de la semaine du goût
Il ne faut pas hésiter à se laisser surprendre par le goût multiple, surprenant, créatif qui peut aussi bien se nicher dans une nouvelle épice, un tour de main, des herbes ou des associations de saveurs.

Manifeste de la 20ième édition de la Semaine du Goût :
Le goût est partout… là où est l’envie.
Egayer le quotidien en rompant avec la monotonie des habitudes.
Découvrir des tendances, de jouer avec la cuisine durable.
Réapprendre les saveurs des produits de saison et locaux
Oui, le goût est un voyage.
La capacité d'apprécier des saveurs différentes, de les différencier et de parler de ses sensations s'apprend et se cultive. La semaine du goût vise à valoriser le patrimoine culinaire et à promouvoir des produits de bonne qualité gustative et nutritionnelle.
Le goût passe aussi par la vue et présenter une assiette est à la fois question de forme et de couleurs. Pour rendre un plat attractif et appétissant, il faut savoir que l’œil humain est attiré par le rouge. Aussi on peut parsemer ses oeufs de paprika, ajouter des groseilles, framboises, fraises dans un plat de légumes bien vert, accompagner la tarte aux pommes d'un coulis de fruits rouges, relever un plat de pâtes avec du piment d'Espelette, ajouter des tomates cerise dans une salade verte.
Pour en savoir plus, on peut consulter le site legout.com
06:05 Publié dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : goût, saveurs, cuisine, papilles
jeudi, 15 octobre 2009
L'huile de sésame au parfum de graines grillées
Dans l'antiquité, les Assyriens utilisaient déjà l'huile de sésame comme aliment, onguent et médicament. Elle est souvent utilisée dans la cuisine asiatique pour accentuer les saveursdes différents plats. En Europe, la célèbre phrase d'Ali Baba dans les contes des mille et une nuits, Sésame, ouvre-toi a rendu cette plante célèbre.
Le sésame (Sesamum indicum) est une plante de la famille des Pédaliacées cultivée pour ses graines dont on extrait l'huile végétale de sésame. C'est une plante annuelle herbacée des pays tropicaux et sub-tropicaux, à tige dressée unique, pouvant mesurer jusqu'à 1,50m. D'origine indienne, et introduite depuis peu en Europe, elle est principalement cultivée en Inde, Chine, Amérique Centrale et dans le Golfe Persique. Le fruit est une capsule, contenant une soixantaine de très petites graines oléagineuses ovales, allongées et aplaties, de couleur noire, rouge ou blanche. Les graines de sésame peuvent être utilisées directement ou fournir une huile très fluide, jaune clair et inodore, à la subtile saveur de noisette grillée.
L'huile de sésame pressée à froid (T<60°C) est presque sans couleur, au contraire l'huile de sésame grillé est de couleur ambrée. L'huile de sésame utilisée en Asie a une couleur sombre et un parfum de graines grillées. Elle est ajoutée à la fin de la cuisson pour accentuer les saveurs et on ne l'utilise pas comme moyen de cuisson. Autour de la méditerranée comme au moyen orient, c'est un ingrédient essentiel en pâtisserie. En orient, on ajoute un filet d'huile en assaisonnement sur les plats de viande ou de légumes. L'huile de sésame grillé est moyennement visqueuse, très aromatique, expressive et longue en bouche. Emulsionnée avec du vinaigre de riz ou de la sauce soja, elle compose une vinaigrette pleine de saveurs qui accompagne salades, crudités, légumes tièdes.
Grâce à sa richesse en acides oléiques et linoléiques, l'huile de sésame est reconnue pour ses vertus. C'est une source de polyinsaturés oméga-6 (43%) et oméga-9 (42%) Elle contient des antioxydants, sésamolineet sésamine, qui contribuent à sa stabilité et qui réduisent l'absorption de cholestérol et aident le foie à neutraliser sa production. Cette huile est aussi riche en lécithine, nutriment essentiel pour le système nerveux, le cerveau et le système endocrinien, en fait un remède contre les troubles de la mémoire.
Vous pouvez commander cette huile sur le site opapilles.com
10:39 Publié dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : huile, huile de sésame, santé, saveurs, goût, antioxydants, cerveau, vinaigrette, omega-3
mardi, 13 octobre 2009
Le risotto permet d'accommoder les recettes de légumes
Le risotto est un plat traditionnel de riz originaire du nord de l'Italie. Le riz, en provenance de Chine par l'intermédiaire de Marco Polo, est introduit pour la première fois en Italie à la Renaissance. Un peu plus tard, les premières rizières apparaissent d'abord aux alentours de Pise, puis en Lombardie, dans le Piémont et dans le région de Venise. En France, la culture du riz commence à peu près à la même époque en Camargue.
Le risotto repose sur l'emploi de riz riche en amidon et non étuvé. On distingue 3 types de riz à risotto : l'Arborio, le Carnaroli et le Vialone. La différence fondamentale entre ces riz réside dans la taille, la capacité d'absorption du bouillon et le taux d'amidon. Le riz Arborio est le riz le plus communément utilisé. C'est un riz rond, qui reste ferme à coeur, permettant une cuisson al dente. Mais sa capacité d'absorption du bouillon est assez moyenne.

Le risotto occupe une place prépondérante et de plus en plus appréciée chez les amateurs de cuisine italienne. Sa préparation offre un grand intérêt car elle permet d'accommoder les recettes avec de nombreux légumes et aromates. La cuisine du risotto s'adapte à tous les styles aussi bien sucrée-salée, épicée que raffinée.
On débute la préparation du risotto par l'opération appelée la tostatura ou torréfaction. On fait revenir le riz dans des oignons fondus dans l'huile de tournesol. Quand le riz est translucide et que l'amidon est prêt à être libéré, on procède au premier mouillage qui se fait au vin blanc, très frais pour que le choc thermique fasse éclater les grains. Dès que le riz a résorbé le vin, les grains s'agglomèrent les uns aux autres et on ajoute successivement de petites quantités de bouillon de légumes chaud, aromatisé au persil, romarin ou basilic, louche par louche. C'est le moment d'ajouter les ingrédients qui vont typer le risotto, blettes, oseille, asperges ou petits pois et qui ont besoin de cuire avec le riz pour lier leurs arômes. La cuisson du risotto dure typiquement 18mn. L'opération suivante, appelée la mantecatura, consiste à ajouter une noix de beurre, du parmesan râpé et les ingrédients ne nécessitant pas de cuisson (fruits de mer, safran). Couvrir pendant 2 à 5mn. Le beurre va alors lier le risotto tout en stoppant la cuisson du riz. Cette dernière opération, la mantecatura, apporte une consistance crémeuse au plat, dont la liaison est initialement apportée par l'amidon du riz. Une multitude de variations est possible pour les ingrédients ajoutés ou le degré de mouillage.
Répartir le risotto dans les assiettes, parsemer de feuilles de basilic ciselée et servir aussitôt.
06:00 Publié dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : risotto, riz, italie, cuisine italienne, gastronomie, amidon
mercredi, 07 octobre 2009
Le retour de l'oseille dans les recettes
L'oseille est cultivée dans de nombreux potagers familiaux, mais elle se fait rare sur les étals des marchés. Son goût est sûrement jugé trop fort pour les recettes de la cuisine moderne. On assiste pourtant à un retour de l'oseille dans différents plats. C'est l'occasion de revisiter des recettes plus classiques ou d'accompagner un plat de pâtes avec une autre sauce que la traditionnelle sauce à la tomate.

L'oseille est souvent utilisée pour relever les légumes fades, les purées et les soupes. On l'associe très souvent aux pommes de terre mais on peut aussi la cuisiner comme légume principal.
Pour la préparer, il faut équeuter les feuilles et enlever les plus grosses côtes qui contiennent des fils. Les feuilles d'oseille sont ensuite couper en lanières. On utilise alors les feuilles vertes crues en chiffonnade, assaisonnées d'une sauce vinaigrette au miel. Il faut compter au moins 500g d'oseille crue pour 4 personnes. Si on poêle les feuilles d'oseille, il faut augmenter la quantité car les feuilles réduisent beaucoup lors de la cuisson. On peut aussi l'incorporer dans une sauce à base de vin blanc, échalotes et crème fraîche pour un plat de pâtes accompagné d'une chiffonnade d'oseille crue.
L'acidité de l'oseille est réputée pour attendrir les viandes. On enroule alors la viande dans les feuilles d'oseille pour les cuire au four. Lors d'un séminaire, Hervé This a testé une autre précision culinaire « l'oseille dissout les arêtes de poisson ». Cette précision figure dans des livres de cuisine, anciens ou modernes et des professionnels reconnus affirment qu'on peut observer le phénomène si on utilise un dos de sandre, poisson d'eau douce carnassier, mariné pendant une journée avec du vin blanc et de l'oseille. Dans le cadre de ce test, la conclusion a été assez surprenante. Il semblerait que c'est le vin blanc qui agit pour dissoudre les arêtes et non l'oseille. Peut-on malgré ce test, penser que l'acidité de l'oseille renforce l'efficacité du vin blanc ? Pour en savoir plus on peut consulter le site la-cuisine-collective.fr
10:45 Publié dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : oseille, recette, cuisine, précisions culinaires, sauce, chiffonnade, poisson, pâtes
lundi, 05 octobre 2009
Cuisiner les haricots mange-tout
Les haricots "mangetout" sont des variétés de haricots à gousse sans parchemin d'où leur nom. Ils peuvent se consommer à un stade de maturité avancée avec des graines bien formées, mais encore jeunes, sans que la cosse soit devenue ligneuse. Une fois cueillis, il faut les consommer assez vite, ce ne sont pas des légumes de conservation.

Pour les cuisiner, on les coupe diagonalement en tronçons en respectant l'emplacement des grains déjà formés sous la cosse. Puis on les fait revenir dans l'huile de tournesol. On les sale et on les fait sauter en remuant sans cesse avec une cuillère en bois. L'adjonction du sel à ce stade a pour but de rendre les haricots plus verts. Il est nécessaire de remuer constamment les haricots mage-tout pendant ces premières minutes de la cuisson, avant l'incorporation des autres condiments, de manière à les enrober entièrement de l'huile et à les saisir. Ensuite on ajoute éventuellement les autres légumes et on les laisse cuire à l'étuvée jusqu'au moment où ces légumes sont tendres sous la fourchette. On peut associer aux haricots mange-tout des aliments à goût fort (ail, oignon, gingembre), si on les dose convenablement pour ne pas masquer le goût plutôt délicat de ces haricots.
11:15 Publié dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : haricots, haricots mange-tout, cuisine, sauté, légumes
lundi, 28 septembre 2009
Le pain de mie bio distribué par OPapilles
Le pain de mie est un type de pain légèrement sucré qui se caractérise par son absence de croûte croustillante et le caractère moelleux de sa mie.

Les pays de référence pour le pain de mie sont ceux de Grande Bretagne ou ceux d’Amérique du Nord. Avec le pain de mie on peut réaliser des toasts assez épais sans être bourratifs. Le pain de mie, sans être brioché, ni ressemblé à du pain au lait, doit être ni fade, ni sec . Les ingrédients pour préparer le pain de mie sont : farine, levure, sel, sucre ou miel, oeuf, beurre, même quantité de lait et eau et éventuellement un oeuf pour le glaçage.
Le pain de mie peut être servi accompagné de sucré au petit déjeuner et au goûter, ou de salé lors d'un repas simple et rapide. C'est un pain qui se conserve bien dans un torchon et s'utilise pour plusieurs repas.

Lorsqu'il est passé au grille pain, il se transforme en toast et peut accompagner des terrines ou du saumon fumé. Le pain de mie tranché, fabriqué industriellement, est apparu dans les années 60. Il occupe maintenant une place importante dans les rayons des super-marchés.
Je vous propose depuis la semaine dernière du pain de mie Bio pour compléter les paniers distribués par O'Papilles.
Bonne cuisine, damien.
06:13 Publié dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pain de mie, farine, repas, toast, bio, croque-monsieur, sandwich
lundi, 21 septembre 2009
Câprons au vinaigre, un condiment pour relever les plats
Câprons au vinaigre, en espagnol : Alcaparrones finos en vinagre
Le câprier, est un arbuste décoratif pouvant atteindre 1 mètre de haut et qu'on trouve souvent sur les sols secs et caillouteux, là où poussent habituellement les oliviers. En Espagne, il est cultivé en Andalousie et dans la région de Gérone. Il est très abondant dans les îles baléares.

Les câpres, sont les boutons à fleurs du câprier. Ils sont récoltés à partir du mois d'avril. Le câprier fleurit à partir du mois de mai. Les fleurs délicates, de rose pâle à blanc, rappellent celles du rosier sauvage. La floraison est éphémère, elle ne dure qu’une journée.
Très présentes dans la cuisine méridionale, les câpres utilisées comme condiment, sont principalement confites dans du vinaigre et du sel.
Moins répandus que les câpres, les câprons (fruits du câprier) ont une saveur très intéressante. Ils peuvent se déguster à l'apéritif ou agrémenter des plats de charcuteries, salades ou poissons. On les utilise également pour préparer différentes sauces très relevées. On peut aussi avec 50g de câpres et 1L de vin de Xéres préparer un apéritif très stimulant pour l'appétit. Il suffit de laisser macérer les câpres une dizaine de jours dans le vin en agitant le mélange quotidiennement.
11:12 Publié dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : câpres, câprons, vinaigre, espagne, cuisine, apéritif, condiment
vendredi, 18 septembre 2009
Précisions culinaires à propos de haricots verts
Il a été analysé que toute recette de cuisine est composée de trois parties : une partie techniquement inutile, une sorte d’enrobage littéraire, une partie de « définition », le minimum nécessaire pour obtenir le met recherché et une partie de « précisions culinaires ».
Ces précisions culinaires ont tendance à disparaître, d'où l'idée de créer une « banque des précisions culinaires » (dictons, tours de main, adages, maximes, trucs, astuces...) recueillies dans des livres de cuisine écrits en langue française. Un des objectifs de la discipline nommée « gastronomie moléculaire » est de tester ces précisions. Si on souhaite enrichir cette banque, on peut envoyer les précisions dont on a la connaissance à : herve.this@paris.inra.fr
Voici quelques unes des précisions culinaires à propos de haricots verts :

1742 : Marin, Les dons de Comus, 2001 (fac similé de l’édition de 1742) , Manucius, Pau, Tome 3, p. 382 : « Haricots verds […] Etant épluchés, vous les faites cuire dans l’eau avec sel & un petit morceau de beurre » et p. 385 : « Haricots en allumettes. Laissez-les de leur longueur & les faites blanchir pour ôter le goût de vert ».
1820 : La nouvelle cuisinière bourgeoise (sixième édition) , par l’auteur du Parfait cuisinier, Paris, Editions Locard et Davi, 1820, p. 214 : « Haricots verts marinés. Cueillez des haricots d’une grandeur moyenne ; versez dessus un peu d’eau bouillante, et couvrez-les bien ; le lendemain, égouttez et séchez-les ; ensuite versez dessus une marinade bouillante faite avec du vinaigre de vin blanc, du poivre noir, un peu de macis et de gingembre ; répétez ce procédé deux ou trois jours de suite, jusqu’à ce que vos haricots redeviennent verts ».
1887 : Emmeline Raymond, Le nouveau livre de cuisine (3e édition) , Paris, Firmin-Didot, 1887, p. 288, à propos de haricots verts : « Faites bouillir de l’eau salée, et, quand elle bout à gros bouillons, mettez-y les haricots ; faites-les cuire sur un feu assez vif, sans que la casserole soit couverte ; retirez-les, faites-les égoutter, jetez-les dans de l’eau froide, et faites-les encore égoutter avant de les remettre sur le feu ».
1976 : Michel Guérard, La grande cuisine minceur, Paris, Robert Laffont, p. 59 : « Les sortir rapidement de l’eau de cuisson à l’aide d’une écumoire et les tremper 10 secondes dans un récipient rempli d’eau glacée ; cette opération permet de contrôler et d’arrêter instantanément la cuisson, mais aussi de dessaler en partie le légume « sur-salé » volontairement au départ (20 g au litre) , pour obtenir une cuisson rapide et d’en fixer joliment la couleur ».
1991 : Ducasse, Méditerranée, p. 91 : « Ne pas mélanger les haricots à la vinaigrette par avance ; la vinaigrette altérerait leur couleur » et dans La Riviéra, p. 132 : « Salez les haricots à mi cuisson pour éviter qu’ils ne durcissent ».
1993 : Joël Robuchon, Les Dimanche de Joel Robuchon, Le Chêne, Paris, p. 58 :
"Mettre à bouillir une très grande quantité d'eau, trois fois le volume des haricots verts (plus il y aura d'eau meilleurs ils seront) . Ne pas utiliser de casserole ou de faitout en aluminium, qui les feraient noircir. L'idéal et d'utiliser une casserole en cuivre qui renforcera leur couleur. Pour conserver l'aspect chlorophyllien, il faut beaucoup d'eau de cuisson".
"Ne saler qu'au moment où l'eau bout, car le sel active le bouillonnement de l'eau"
"C'est à ce moment précis qu'il faut plonger les haricots"."Laisser cuire à découvert, sinon ils noircissent". "Il faut non les verser dans l'égouttoir, mais les sortir de l'eau à l'aide d’une écumoire, pour éviter que les impuretés dues à la cuisson restent collées".
2000 : A propos de haricots verts, conseils d’Escoffier, Toques d’or, p. 11 : « On ne doit pas les rafraîchir quand ils sont cuits ; on se contente de les sauter sur le feu, de manière à en faire évaporer l’humidité ».
Pour en savoir plus, on peut consulter le site de l'INRA
06:00 Publié dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cuisine, précisions culinaires, haricots verts






